‹ ShakespeareChapitre 82 sur 137 · Roméo et JulietiCy act. m, se. ô · texte numérisé non relu

Roméo et JulietiCy act. m, se. ô

mêmes; ils obéissent à un sentiment plus fort qu'eux qui absorbe toutes leurs pensées. Ils ne calculent ni ne réfléchissent. Ils le feraient, s'ils étaient maâtres de leur volonté. Mais il n'y a plus chez eux ni prudence ni sangfroid. Pourvu qu'ils se revoient, tout est bien. Les parents de Juliette veulent la forcer à épouser le comte Paris; elle va trouver le frère Laurent et lui demande un moyoïy quel qu'il soit, d'échapper à cette contrainte. Il n'y en a qu'un, lui répond le père; il est terrible.' Il faut boire on breuvage narcotique, passer pour mort et se laisser ensevelir vivant dans le tombeau des Gapulets, à côté de Tybalt récemment tué. Une nature plus calme reculerait d'épouvante devant cette pensée.«N'aurez-vous pas peur, dit le moine à Juliette, en lui présentant la fiole fatale? — « Donnez, donnez, reprend la jeune fille ; ne me parliez {kh de crainte. Amour, donne-moi la force, ajoute-^^IIb aa*-, sitôt tout bas, et cette force sera mon salut '. > Jà^^ant de boire, elle sait à quel danger elle s'expose, Sfia imagimb' tion lui représente l'horreur d'un cavean, Tk réveil lugubre d'un être|vivant à côté des morts, et tontes les angoisses de l'attente en un pareil lieu, ISFéanmoins elle n'hésite pas et elle vide la fiole.

C'est toujours le premier mouvemeirt qui décide du sort des natures passionnées. Shakspeare b ^t bien et il le montre, quand il peint la mort de Soméo et de Juliette. Dès que Roméo a entendu dire epie Juliette est morte, lui aussi, il veut mourir.* Ooirloliette, s'^écrie-t-il, je dormirai cette nuit auprès de toL 0 pensée de destruction que tu es prompte à t' offrir aos regards du malheureux sans espoir! » Il n'a pas besMiék pïns amples in-

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