‹ Shakespeare et son œuvreChapitre 31 sur 93 · I.E SPKCTRE · texte numérisé non relu

I.E SPKCTRE

Hamlet! Je t' apparais encore une fois pour te rappeler ma mort. Ne dilTère pas, n'attends pas plus longtemps. Mais j'aperçois que tes regards effarés épouvantent ta mère, et qu'elle reste interdite. Parle-lui, Hamlet, car elle est d'un sexe faible ; console ta mère, Hamlet, pense à moi.

nAMLET.

Qu'avez- vous, madame?

LA REIXE.

Non, qu'avez-vous vous-même? Pourquoi vos yeux sont-ils fixés dans le vide, et échangez-vous des paroles avec ce qui n'est que de l'air?

HAMLET

Comment! vous n'entendez rien?

LA REINE

Non.

Et vous ne voyez rien ?

LA REIXE.

Non plus.

H A MI. II. i89

il \ M I KT

Non? tenez, regardez !•• roi mon prie, nioii pcn-, vêtu comme de son viv.mt. Hcgardez comme il est pâle! Tenez! le voilà qui glisse hors du portail! regardez, il s'en va. (i o »pcctro ...rt.'

Hélas! c'est la faiblesse de ton cerveau (jui fait que ta langue décrit le chagrin de ton cœur: mais, aussi vrai que j'ai une âme, je jure par le ciel que je n'ai jamais rien su de cet horrible meurtre : Handet, ceci n'est que de l'imagination; par ainciur pour moi. oublie ces vaines visicuis.

il \ \l I.KT.

Vaines! non, ma mère: mon pouls bat comme le vôtre; ce n'est |)as la folie qui possède llamlet. 0 ma mère, si vous avez jamais aimé mon père chéri, renoncez pour cette nuit au lit adultère ; triomphez de vous-même petit à petit: et un jour vieiuba peutêtre où vous n'aurez pour lui (jne du dégoût. Alore, mère, aidez-moi à me venger de cet homme, et votre infamie mourra par sa mort.

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