‹ Shakespeare et son œuvreChapitre 40 sur 93 · I.I;AR TES · texte numérisé non relu

I.I;AR TES

Que le démon prenne ton àme !

Il \ MI i:t.

Oh ! voilà une mauvaise prière. De grâce, ôtc la main de ma gorge» cai il y a en moi f|uclque chose

SHAKSPEAr.K.

de dangereux ([ue tu feras sagement de craindre. Écarte ta main. J'aimais Ophélia aussi tendrement que vingt frères. Montre-moi ce que tu es prêt à faire pour elle. Veux-tu te battre? veux-tu jeûner? veuxtu prier? veux- tu avaler des vases? manger un crocodile ? J'en ferai autant. Viens-tu ici pour geindre? tu parles de t' enterrer vivant, eh bien! restons ici! et qu'on jette sur nous des monts entiers de terre, jusqu'à ce que leur entassement fasse l'Ossa comme une verrue!

LE ROI

Retiens -toi, Léartes! Maintenant il est furieux comme la mer; tout à l'heure il sera doux et calme comme une colombe. : laisse donc quelque temps carrière à son humeur égarée.

HAMLET

Pour quelle cause me maltraitez-vous ainsi, monsieur? Je ne vous ai jamais donné de motif. Mais attendez un peu, le chat peut miauler, le chien aura

sa revanche. (Hamlet et Horatlo sortent.)

LA REINE

Hélas ! c'est sa folie qui le rend ainsi , et non son cœur, Léartes.

LE KOI.

C'est vrai, seigneur. Mais ne nous amusons plus.

IIAMLKT. 205

Aujoinfriuii mémo Hamiet videra son (Icrnior vene. Nous allons lui envoyer le cartel immédiatement. Ainsi, Léartes, tenez-vous prêt.

m: ARTES.

Monseigneur, jusque-là mon âme n'aura pas de repos.

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