‹ Shakespeare et son œuvreChapitre 90 sur 93 · CALIBAN · texte numérisé non relu

CALIBAN

0 Sétébos, que ces esprits sont bien! comme mon maître est beau! Je tremble qu'il me châtie.

SÉBASTIEN

Ah! Ah! qu'est-ce que ces êtres-là? les aurait-on pour de "l'argent, seigneur Antonio ?

ANTOJNIO.

C'est probable; 4' un d'eux semble être un vrai poisson, et il est sans doute à vendre.

PROSPERO

Remarquez seulement l'aspect de ces hommes, seigneurs, et dites s'ils sont honnêtes. Cet esclave difforme reçut le jour d'une sorcière, dont les charmes puissants gonflaient ou comprimaient les marées, commandaient la lune, et agissaient en son nom sans emprunter son pouvoir. Tous les trois m'ont volé ; et ce demi-démon (car c'est un démon bâtard) avait comploté avec eux de m'ôter la vie. Des trois il en est deux que vous devez connaître ; ils sont à vous; quant à ce produit des ténèbres , je ne puis le nier, il m'appartient.

CAI.in.W.

Je vais être pincé jusqu'à ce que j'en meure.

ALUNZO.

Eh! c'est Stéphane, mon ivrogne de sommelier!

SÉBASTIEN

Il est encore ivre : où a-t-il donc pris du vin ?

ALON/.O.

Et Trinculo est aussi branlant et tout à fait mûr. Où ont-ils trouvé le puissant élixir qui les a ainsi dorés? — Comment t'es-tu accommodé de cette sorte?

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