HISTOIRE DE LA CIVILISATION
kn Eürope et en France , depuis la chute de l’empire romain, etc., par M. Guizot. Nouvelle édition. 5 volumes
in-8 ( sous presse ) 25 »
—Le même ouvrage, nouvelle et jolie édition. 5 volumes in-12. 1854 17 50
< ....M. Guizot a voulu tracer un tableau général de la civilisation européenne, et la manière dont il a accompli ce dessein est originale, grande et philosophique. L'auteur place d'abord sous les yeux du lecteur les principes élémentaires qui constituent le système social de l'Europe; il montre combien ce système dillère essentiellement de tous les autres, anciens et modernes, et il rend compte de cette différence par la variété des matériaux qui le composent. Puis M. Guizot passe en revue ce que nous devons à l'empire romain, et ce qui nous vient des barbares, de l’aristocratie féodale, de l’Église, des villes libres ou communes, et de la royauté ; il examine tous ces matériaux primitifs, et montre comment leur mélangé a produit la société actuelle. Il décrit éloquemment les germes d'où sont sortis ces éléments de notre civilisation, le sol qui les a nourris, les fruits qu'ils ont portés : les uns bons et profitables à la civilisation, et qui méritent d'ètre conservés; les autres, au contraire, malfaisants ou inutiles, et qu'il faut rejeter ou détruire. Les quatorze leçons qui renferment l’histoire de la civilisation européenne sont quatorze tableaux d’histoire. Chacune contient pour ainsi dire le portrait de quelque grand et important événement, et dans la disposition générale du sujet , aussi bien que dans la manière dont les faits particuliers apparaissent, se développent et se dessinent, on reconnaît la pensée, l’habileté, en un mot la main d’un maître de l'art.... »
[Préface de la traduction anglaise de M. Tai.bots, Oxford, 1837.)
«.... L’Histoire de la civilisation française prend la Gaule au moment où elle était façonnée par la civilisation romaine, mais où l’invasion des barbares la repoussait vers la barbarie, tandis que l'introduction de. la religion chrétienne y apportait les éléments d’une civilisation nouvelle. Pour faire connaître par quels progrès s’est formée la société moderne, il faut donc, avant tout, montrer le point de départ, l'etat social de la Gaule au ve siècle. Notre auteur nous fait étudier en effet les trois éléments qui y ont concouru : l’élément romain, l’élement chrétien et l’élément barbare.... La société romaine, au iv« et au ve siècle, tombait en dissolution; personne n'a mieux fait comprendre cette décadence que M. Guizot.... L’elcmcnt chrétien, son influence, ses efforts-pour entrer en partage de la souveraineté sont parmi les faits les plus curieux de l’histoire du moyen âge. Ue sont aussi les faits à l'occasion desquels M. Guizot a le mieux montré la supériorité de son érudition et celle de sa philosophie; ceux qu'il a présentés de la manière la plus vivante et la plus neuve. On sent qu'il se propose de combattre ce qu'il regarde comme des préjugés philosophiques auxquels la jeunesse qui suit ses leçons serait peutêtre disposée à se livrer.... Pour achever de nous faire connaître la société religieuse, M. Guizot nous initie ensuite dans les débats ou philosophiques Ou théologiques qui l’occupaient.... 11 arrive enfin au troisième élément de la société nouvelle ou h la société barbare, et aux modifications qu’elle éprouva en se fixant dans les Gaules.... La littérature n’a point été oubliée dans cette Histoire de la civilisation, malgré son peu d’importance. »
( .Reçue encyclopédique. Extrait.) J. C. L. de SISMONDI.
«.... Le cours d’histoire de M. Guizot, en ce qui concerne la seconde race, est d’un haut mérite. On peut ne pas convenir, avec le docte professeur, de quelques détails; mais il a aperçu avec une raison éclairée les causes générales de la décomposition et recomposition de l’ordre social aux vm« et îxe siècles. Il a aussi de curieuses leçons sur la littérature civile et religieuse, et une foule de choses justes, bien observées, et écrites avec impartialité. »
(Etudes historiques.) De CHATEAUBRIAND.