I. E D U C à Othello & Defiiemona
Décidez vous-mêmes, l'un & l'autre, si elle doit rester ou vous suivre. Le danger presse , l'Etat vous appelle : que votre célérité réponde à ses allarmes. Il faut partir cette nuit.
DESDEMONA
( Avec un mouvement de crainte. )
Cette nuit, Seigneur ?
LE DUC
Cette nuit tn&me*
De tout mon cœur.
Demain , Seigneurs , nous nous rassemblerons à neuf heures du matin. Othello , biffez un Officier auprèss de nous ; il vous portera votre cOlnlniflion f & se chargera des autres foins qui intéressent votre poste, ou vos attires.
OTHELLO
Je laiiTe mon Enseigne, si vous daignez l'agréer; c'est un homme plein d'honneur & de fidélité : je remets mon épouse à sa conduire ; je lui confie toutes les dépêches que vos Excellences jugeront à pro-pos de m'adresser.
LE DUC
Vous en êtes le InaÎtre. — Je vous salue tous ;
( A Er.,b.,nti.). )
Et vous, noble Seigneur, s'il est vrai que la vertu foit toujours belle , le visage de votre gendre est encore plus beau, qu'il ne paroît noir.
( Les Sénateurs jè lèvent* )