I.A RE1KE
Hélas I c'est la faiblesse de ton cerveau qui fait que ta langue décrit le chagrin de ton cœur ; mais, aussi vrai que j'ai une âme, je jure par le ciel que je n'ai jamais rien su de cri horrible meurtre : Ilamlet, ceci n'est que de l'imagination; par ainuur pour moi, oublie ces vaines visions.
Vaines! non, ma mère; mon pouls bat comme le vôtre; ce n'est pas la folie qui possède Hamlet. 0 ma mère, si vous avez jamais aimé mon pere cliéri, renoncez pour cette nuit au lit adultère; triomphe/ de vous-même petit à petit; et un jour viendra peutêtre où vous n'aurez pour lui que du dégoût. Mors, mère, aidez-moi à me venger de cet homme, et votre infamie mourra par sa mort.
Hamlet, je le jure par cette majesté, qui connaît nos pensées et voit dans nos cœurs, je cacherai, j'ac-
ti de mon mieus; le stratagème, quel qu'il soit, que tu imagineras.
Cela suffit. Manière, bonne nuit. Allons, monsieur, ju vais vimi* pourvoir d'un tombeau, vous qui, vivant, étiez un drôle ai niais et si bavard, uimi« -,n .-atni-