‹ Shakspeare et son uvreChapitre 26 sur 77 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

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la mort du vieux Corambis par sa main a détruit lit raison d'Ojihélia. Oh ! voyea-la qui vient.

Est garni (le fleurs suaves , 11 art alli! au tombeau «ans recevoir la pluie

Des larmes Ue ton amoureuse.

Il est mort ei parti, luadunel

Il est mort et puni!

A sa tiîle une motte île gazon Yert,

\ ses lalons une pierre.

LU mu.

Comment vous trouver nus donc. Opiiéliaî

s II Alt s M. il RU.

Bien. Dieu vous récompense ! Je souffre seulement de voir comme ils l'ont mis dans la froide terre. Je ne puis m' empêcher de pleurer.

El De reviendra-t-il pis!

tU m: re viendra- t-U pas?

i\on, non, il est parti.

Et iKiii.i perdons nos cris, Et il no reviendra jimïls.

Sa barbo Mail blanche commo neige , Houle éiaii sa lùte.

11 est partll il est parti] El nous perdons mis cris.

Dieu ait pitié dit son amitl

Belle infortunée! lin voilà un changement, en vérité I 0 temps I comme nos jou:s s'enfuient vite ! Le bonheur ne s'apprivoise pas sur la terre ! Aujourd'hui nous vivons et nous rinns. demain morts! Kh bien! quel bruit entends-je?

i LËARTES, m. .iu ^«mnuwui, «.

LÏARTEH.

0 roi vil! rends-moi mon pere! Parle, dis-moi où est mon père!

t.k iboi.

Hoctl

Qui l'a assassiné 7 Parle! Je De veuspas de jonglc-

C'est vrai, mais pas par lui.

Par qui? Pal- le ciel ! je le saurai.

Lâcliei-le, Gertrode ! Arrière ! Je ne le crains pas; une telle divinité entoure un roi, que la trahison n'ose pas le regarder en face. Lachez-le, (lertrude... Que vou e père a été assassiné, cela est vrai, et nous en sommes désolé, car il était le principal pilier de noire empire, lit-ce une raison pour que, comme un joueur désespéré, vous vouliez, par un coup suprême, ruiner amis et ennemis?

Ses bons amis, je les recevrai à bras tout grands ouverts, et je les enfermerai dans mon cœur; mais avec ses ennemis, je ne veux de réconciliation que

Ki StUKSPEAItE.

Ml! voilà que vous parlez comme un fils c\cellcnt. Noua sommes désolé dans l'Ame de sa mort; vomi ( pu aurez vous-même la preuve avant longtemps. Jusque-la, soyez patient et résignez-vous.

Entra OPHËLIA, flln«oi .wilta..

UÉAKTES.

Qui est-ce? Ophclia! 6 ma satur chérie! Est-il possible que la raison d'une jeune fille soit aussi mortelle que la vie d'un vieillard? 0 cieux! comment te trouves-tu, Ophélïa?

Bien. Dieu vous garde! Je viens de cueillir des Heurs. Tenez, voici de la rue pour vous. Vous pouvez l'appeler hérite de gràix' les dimanches; en voici

quelque chose qui la varie ; voici une pâquerette. Tenez, amour, voici pour vous du romarin comme souvenir : de grâce, amour, souvenez-vous; et voici une pensée en guise de pensée.

LÉ 4 RTE S.

Leçon donnée par la folie! les pensées près du souvenir! û Dieu! ô Dieu!

In dimiHli; a <■>.<■■ jadis la lille d'un ho ul;ii iir.'v. \ni\-; voyons ce que nous sommes, raai3 nous ne pouvons dire ce que nous serons.

Afflictions de lapensOr, inirmc-ius ;iiivs i\\w. IV': \\<v.

Eh bien, amour, je vous prie, pas un mot sur ceci, maintenant. Dp grâce, cliantei :

A bas! i lias!

C'est l'histoire de la fille du roi et de l'intendant traître. Et si quelqu'un demande ce (jue c'est, dites ceci :

Bonjour! c'est la Sain t-Valen tin.

Me voici, vierge, ivoire fenêtre, Pour être votre Vulenline.

Lu jeune homme se lova et mit ses habits,

Maintenant, attention, je vous prie.

Pnr suint (iitli'«! par sainte rharito!

ArriÈruI ah! (il quelle honte!

Tous les jrunes sens fqnl ça quand ils ™ viennent là: Tar Prlape, ils sont i blflmer.

Avant de mr. chiffonner, dit-elle,

Vous me promîtes, de m'épouser.

— C'est ce que j'aurais fait, par ce soleil, li-bis, Si tu n'étais venue dans mon lit.

Sur ce, que Dieu soit avec vous tous! Adieu, tiiesdaroes. Adieu, mon amour, (ophat» «h.i

Douleur sur doiLleur! Mon pere assassiné, ma «BOT ainsi rendue folle. Maudite soit l'âme qui n fait cotte criminelle action 1

LE nul.

Ayez un peu de patience, bon Léartes. Je sais que votre douleur est un torrent qui déborde de chagrins, mais attende! un peu, et pensez que déjà vous êtes vengé de celui qui a fait de vous un fils si malheureux.

LÉARTES

que temps d'enterrer mon désespoir dans la tombe de ma colère; mais une [ois qu'elle sera ressuscilée, le

monde apprendra que Leartes avait un père qu'il adorait.

Plus un mot sur ceci. Avant peu de jours, vous apprendrez ce à quoi vous ne songez pas. (t™ hhulI

ciel. Le prince, arrêté en mer par des corsaires, a découvert qu'on l'envoie pour mourir en Angleterre. 11 y fait conduire à sa plate les deux courtisans chargés du message meurtrier. Ils y périront au lieij de lui. 11 revient en Danemark , se cache aux portes de la capitale et Tait averlir secrètement Horatio, qui avertit lui-même la reine, mére d'Hamlct, et la prépare à trahir son second époux, comme elle avait trahi le premier, avec une versatilité digne de cetle nature ondoyante.

Le roi cause avec Leartes et feint de se confier à lui pour se débarrasser d'Hamlet.

198 BHAKSPEARE.

Ici le dénoùmeril est évidemment étranglé.

Léarles fait semblant do partager la haine du roi contre Hamlet. Le roi lui dit de se mesurer avec Hamlet dans un combat au fleur.et.

Je parierai pour Hamlet, et vous l'avantagerez, afin d'augmenter son désir (ie leiiltr la victoire. Je parierai que sur douze bottes vous n'en prendre/ pas trois de plus que lui. Ceci Étant convenu, quand vous serez échauffes, au milieu de l'assaut, vous prendrez parmi les fleurets une épéc affilée, trempée dans un mélange empoisonne si terrible, que, si une seule 'goutte de sang coule de n'importe quelle partie de son corps, il est sitr de mourir. Vous pouvez laîre cela saus vous eipuser au suiipnjii, cl sans que l'ami le plus cher d' Hamlet tienue jamais Léartcs pour suspect.

t EMITES.

Monseigneur, votre idée me plaît : mais si le seigneur refuse cet assaut?

Je vous garantis que non. Nous ferons de voua un rapports! extraordinaire, que nous rengagerons, fûtce malgré lut. Et de peur que tout cela ne manque, je tiendrai prèle une potion qui, lorsqu'il demandera

il 1 H LE T. Ilili i boire dans la chaleur du combat, fera sa fin et notre I m 11 heur.

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