LÉ A ETES
Voilà qui est excellent. Oli ! que le moment n'est-il ^etiu! Voici venir la reine.
&in LA REINE.
le mu.
Eli bien ! Gertrude, pourquoi cet air accable?
Oh! monseigneur, la jeune Ophélia, ayant fait une guirlande île diverses sortes de Heurs, était assise sur un saule pi cs d'un ruisseau; la tige envieuse s'est cassée, et elle est [unib ' r dans lu ruisseau ; pendant quelque temps ses vêtements, élalés autour d'elle, ont soutenu la jeune ihum: ; elle est restée ainsi souriant, comme une sirène,!"" Ire le ciel et la terre, chantant maintes vieilles chansons, comme insensible à sa détresse. Mais cela n'a pas pu durer longtemps ; ses vêtements, alourdis par ce qu'ils avaient bu, ont traîné la donc malheureuse à la mort.
Ainsi elle est noyée. Tu n'as déjà que trop d'eau, Opliélia; je ne veuï donc pas te noyer dans les
SHAKSPEAItE.
larmes. C'est la vengeance qui doit soulager mon cœur, car le malheur enfante le mallteur, et la douleur est pendue à la douleur, iiu »nat.)
[ri la belle scène îles fossoyeur*, qui a toujours [usnimiriv h: jn 1 1 >] i!- :i:i-'l:us r- ■ri:i ivpninl ::i\~;ic.-
tftrc philosophique du peuple par la profondeur et le rude cynisme du dialogue entre les paysans qui creusent la terre et jouent avec les crânes île leurs amis. Ils commencent par disserter entre en* sur la convenance ou l'mconvenauce d'ensevelir Opliélin en terre sainte comme suicidée.
me clierclier une pinte et dis-moi qui est-ce qui bâtit le plus solidement d'un m:i<;nn, d'un constructeur de navires ou d'un charpentier? »
Hamlel intervient en compagnie d'Iloratio, et il cause avec les paysans fossoyeurs. I,c dialogue est bizarre; il atteste la folie d'un côté , la rusticité de l'autre.
" A qui lut ce crâne ? >• demande llamlet î
r-nEJtiEn paysan.
Celui-ci? Peste soit de lui! c'était celui d'un enragé farceur I Un jour il m'a versé un Hacon entier
H A ML ET
de vin du Rhin sur La tûle. Alil vous ne le reconnaissez pasl C'était le crâne d'un certain ïorïck. "
Celui-ci? Laisse-le-moi voir, je t'en prie! Hélas ! pauvre ïorick ! Je l'ai connu, Horatio! C'était un gar- <;on d'une gaieté infinie; il m'a porté vingt fois sur son dos. Ici pendaient ces lèvres que j'ai baisses cent fois! et maintenant elles nie l'ont horreur à regarder. Où sont vos plaisanteries maintenant, ïorick? Vos éclairs de gaieté? Niez maintenant trouver madame dans sa chambre, et dites-lui qu'elle a beau se mettre un pouce de fard, il faudra qu'elle en vienne à ceci, Yorick. Horatio, je t'en prie, dis-moi une chose, crois-tu qu'Alexandre ait eu celte mine-là f
HORATIO
Oui, sans doute, monseigneur.