‹ Shakspeare et son uvreChapitre 45 sur 77 · LAHY MAC DU FF · texte numérisé non relu

LAHY MAC DU FF

Ah ! je puis en acheter vingt au marché.

l'enfant.

Alors, vous ne les achèterez que pour les revendre.

LADÏ MACDUFF.

Tu parles avec tout ton esprit, et, ma foi, avec a-suz d'esprit pour ton âge.

Est-ce que mon père était un traître, mère ?

LADÏ ÏIACDUFF.

Qu'est-ce que c'est qu'un traître?

J.ADÏ ÏIACDUFF.

Eli bien! c'est quelqu'un qui fait un fauj; sennes):.

Et ce sont des traîtres tous ceux qui font r

Quiconque le fait est un traître et mérite d'être

Et tous ceu.\ qui font un faux serinent méritentils d'être pendus ?

IADÏ SIACDUFF.

Qui est-ce qui doit les pendre ?

LIi bien ! les honnêtes y

Alors les faiseurs de faux serments sont des imbéciles ; car ils sont assez nombreux pour battre les honnêtes gens et les pendre.

Que Dieu te vienne en aide, pauvre singe ! Qui te tiendra lieu de père 1

ne le pleuriez pas, ce serait signe que j'en aurais bien vile un nouveau.

(lotte sublime et camlidti réponse, (le l'enfant avant celle de Racine dans Atbalie,

Ans iii'iii* il - iii-.^'n il donne la pjmr.r.

vention, de plus, en appartient à Shakspcare. Mais Racine ne la connaissait pas : il n'était donc pas plagiaire. La nature dans Shakspeare avait inventé mieu* que la rhétorique.

Ici k' poste nous transporte en Angleterre el nous rend témoins d'une scène évidemment légendaire entre M.-icduff, qui est allé offrir la couronne d'Écosse à Malcolm, fils réfugié de Duncau, et ses sujets. Malcolin, pour éprouver M^cdulïet déjouer le piège qu'il suppose, se peint lui-nii'Eite, dans ses réponses.

comme un scélérat capable de Imites les débauches et de tous les forfaits qui feront gémir ses sujets futurs sous tous les vices de son niiracléfe. Les Ecossais

alors le rappelle et lui dit qu'il a voulu seulement l'éprouver, lis se concertent pour marcher ensemble à la t>!tc de si* mille hommes contre le tyran dans son château de Dunsinaue.

Bain HOSSE.

Voyons, ne soyez pas avare de vos paroles. Où eu .soin les choses!

Quand je suis parti pour porter ici les nouvelles qui m'ont accablé, le bniil niiiraii q»c beaucoup de

d'autant plus volontiers, que j'ai vu sur pied les forces du tyran. Le moment de la délivrance est venu; un l'égard de vous en lù-ussc créerait, des soldais, et ferait que nos femmes infime combat iraient pour mettre lin à leurs cruelles angoisses.

Qu'elles se consolent; nous partons pour l'Ecosse.

CIIAKSI'BAHV,.

Sa Majesté d'Angleterre nous a prêté ài\ mille hou i— mes et le brave Kiivard; pas de plus vieux ni de meilleur soldai que lui dans la r hrc tien té.

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