DESDÉMONA
Et pourtant, j'ai peur de vous; car vous êtes fatal quand vos yeux roulent ainsi. Pourquoi aurais- je peur? Je l'ignore, puisque j'î y nore ma faute; cependant je sens que j'ai peur.
Ce sont les tendresses que j'ai pour vous.
Oui , et c'est pour cela que tu meurs.
S1UKSPEARE.
DESBE M »A A.
C'est une mort contre nature que celle qui tue pour crime d'amour. Hélasl pourquoi rongez-vous ainsi votre livre iiifri'ifiiiv ? (.indijuc passion sanglante agite tout votre être. Ce sont de mauvais présages; niais pourtant j'espère , j'espère que ce n'est pas mol qu'ils menacent.
Pabt! et soyez calme.
DESDÉMON A,
J'obéis. Mais do quoi s'agit-ilî
OTHELLO
Ce mouchoir que j'aimais tant et que je t'avais donné, tu l'as donné ù Cassio.
Non, sur ma vie et sur mon âme! Faites venir l'homme et interrogez-le.
OTHELLO
Cliere âme, prends garde, prends garde au parjure : tu es sur ton lit de mort.
DE3Di3tOflA.
Oui, mais pas pour y mourir encore I
Si! immédiate me ni! Donc confesse franchement ton
ITlQi? . C.V Vl Mlfill tVi UI' T l'"Jr î-l lli'l-l 1-iUt
Il's cliefs, tu n'écarterais pas, tu n'étoufierais pas la lorte conviction dont \c gémis. Tu vas mourir.
Alors, que le Seigneur iiil pitié de moi!
Amen, encore une fois !
des DÉ >l OSA.
Ht vous aussi, ayez pitié! Jamais je ne vous ai offensé de ma vie ; jamais je n'ai aimé Cassio que de cette ordinaire affection à laquelle le ciel m'autorisait. Jamais je ne lui ai donné de gage.
Par le ciel! J'ai vu mon mouchoir a sa main!
0 femme parjure ! tu pétrifies mon cœur, en voulant nie faire voir dans l'action que j'ai résolue un meurtre, et non plus un sacrifice ! J'ai vu le mouchoir !
Alors, c'est qu'il l'a trouvé. Je ne le lui ai jamais donné. Faites-le venir, et qu'il avoue la vérité !
BHAKSPEARE.
OTHELLO
Il a avoué.