‹ Shakspeare et son uvreChapitre 61 sur 77 · KM I LIA · texte numérisé non relu

KM I LIA

Mais qui a commis cette action ï

UESniIUONA.

Personne! Moi! moi-même! Adieu. Recommandemoi à mon bon seigneur... Oh ! adieu ! (an» mmU

OTHELLO

Mais comment aurait-elle été assassinée ?

ÉKILIA.

Hélas I qui saitî

Vous l'avez entendu*' lu clii-o dlu-mâme : ce n'es! pas moi.

Elle l'a dit ; je suis tenue de rapporter la vérité.

OTHELLO

KILe est allée, la menteuse, dans l'enfer brûlant : c'est moi qui l'ai tuée.

Oh ! clic n'en est que plus un ange, et vous n'en êtes qu'un plus noir démon.

Elle tournait au dévergondage, et c'était une putain!

EMILU.

Tu la calomnies et tu es un démon.

OTHELLO

Elle était trompeuse comme l'onde.

Tu es effréné comme la flamme d'oser dire qu'elle était trompeuse. Oh! elle était d'une loyauté céleste.

OTHELLO

OTHELLO

Cassio l'avait saillie! Demande à ton mari d'ailleurs. Oli ! je serais damné au-dessous de toutes les profondeurs de l'enfer, si je n'étais pas allé, sur le terrain du juste, jusqu'à cette extrémité. Ton mari a su tout cela.

Èmiià.

Mon mari?

OTHELLO

Ton mari!

Qu'elle était infidèle au lit nuptial?.

Oui, avec Cassio. Si elle avait été fidèle, quand le ciel m'aurait offert un autre univers formé d'une seule topaze massive et pure, je ne l'aurais pas cédée en échange.

Mon mari?

Oui, c'est lui qui m'a le premier parlé d'elle... C'est un honnête homme, el il a horreur de la fange qui s'attache aux actions immondes.

!08 SHAKSI'EA FIL.

ÉÎI1L1A.

Mon miriî

OTHELLO

A quoi bon cette répétition, femme? Je dis ton

célératesse a pris pour jouet l'amour. Mon mari a dît qu'elle était inBdèlel

Lui-même, femme. Je dis ton mari, comprends-tu le motî Mon ami, ton mari, l'honnête, l'honnête lago!

S'il a dit cela, puisse son âme pernicieuse pourrir d'un demi-atome chaque jour! 11 a menti du fond du cœur! Elle n'était que trop follement éprise de son affreux choix,

Fais ce que tu voudras. Ton action n'est pas plus digne du ciel, que lu n'étais digne d'elle.

OTUELLO, Il main mr m épfe.

Taisez-vous ! cela vaudra mieux !

OlHKLl.O.

Tu n'as pas pour faire le mal la moitié de la force que j'ai pour le souffrir. 0 dupe ! o idiotl aussi igno-

m 'inquiète pas de ton épée... Je te ferai connaître, dussé-je perdre vingt viesl... Au secours! holà! Au secours!... Le More a tué ma maîtresse! Au meurtre I au meurtre !

a-™, MONTANO, GliA-TIANO « IAG0.

1IONTASO.

IJuc s'est-il passé? Qu'y a-t-il, général?

Ah! vous voilà, lago! [I faut que vous ayez bien agi, pour que les gens vous jettent leurs meurtres sur les épaules!

Que s'est-il passé î

É1IIL1A, i lien, mettrai Otbcllo.

Démeus ce misérable, si tu es un homme ! 11 prétend que tu as dit que sa femme le trompait. Je sais bien que tu ne l'as pas dit : tu n'es pas un tel misérable. Parle, car mon cœur déborde.

SHAKSPEAIt E

Je lui ai dit ce que je pensais, cl je ne lui ai rien dit qu'il n'ait trouve lui-même juste et vrai.

Hais lui avez-voos jamais dit qu'elle le trompai!"

iiifnso;]!;!' ! iiifiismii'e, sin 1 mim àine! un infâme mensonge! Elle, le tromper! avec Gassiol... Avezvoiis dit avec Cassioî

IACO.

Avec Cassio, mistressl Allons, retenez votre langue sous le charme!

ÉHIUÀ.

Je ne veux pas retenir ina langue. C'est mon devoir de parler. Ma maltresse est ici gisante, assassinée dans son lit.

TOCS.

A Dieu ne plaise!

Et ce sont vos rapports qui ont provoqué l'assassinat!

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