‹ Shakspeare et son uvreChapitre 64 sur 77 · CASSIO · texte numérisé non relu

CASSIO

(Hier général, je ne vous ai jamais donné sujet de haine.

Je le crois, et j'implore votre pardon... Voulezvous, je vous prie, demander à ce demi-démon pourquoi il m'a ainsi englué corps et âme 1

Ne me demandez rien : ce que vous saveï, vous le savez. Désormais y. nu dis plus une parole.

Quoi 1 pas même pour pl ier ?

La torture vous ouvrira les lèvres.

Tu lais bien, après tout.

LODorico.

Monsieur, vous allez apprendre ce qui est armé ; car vous l'ignorez, je pense. Voici une lettre iju'on a trouvée dans la poche de lloderigo assassiné, et en voici une seconde. L'une prouve que ilodcrigo devait se charger du meurtre de Cassio.

SHAKSPEABL.

OTBKLXO.

0 scélérat!

Abomination païenne I

LODOT1CO.

L'autre est une lellru Je ji.'pmi'h(;s trouvée aussi dans la poche du mort, que sans doute Roderigo voulait envoyer à ce danuu- st-i'-lt'-ctt , mais il paraît que dans l'intervalle lago est survenu et l'a satisfait.

0 le pernicieux drôle! Comment, Cassio, avci-vous eu ce mouchoir qui était à ma femme 7

Je l'ai trouvé dans ma chambre ; et lui-même vient d'avouer à l'instant qu'il l'avait laissé tomber pour le projet spécial qui a réussi selon ses désirs.

0 fou I fou I fou I

En outre, dans celte même lettre, Koderigo reproche à lago de l'avoir pousse à me braver sur la place

, OTHELLO. 311

de garde. El tout à l'heure encore, quand on le croyait mort depuis longtemps, il a dit qu'Iago l'avait ajusté et qu'Iago l'avait frappé.

LODOVICO, i on,,::.

Vous allez quitter cette chambre et nous suivre. Votre pouvoir, votre commandement vous sont enlevés, et c'est Ciissio qui gouverne à Chypre. Quant à ce gueux, s'il est quelque savant .supplice qui puisse le torturer en le laissant vivre longtemps, il lui est réservé, u othtiioj Vous, vous resterez prisonnier jusqu'à ce que la nature -rte votre foule soit connue du sénat de Venise... Allons ! qu'on ]* emmené 1

OTHELLO

Doucement, vous ! Un mol ou <leuï avant que vous partiez I J'ai rendu a l'État quelques services, on le sait; n'en parlons plus. Je vous en prie, dans vos lettres, quand vous nicmtere/. ces faits lamentables, parlez de moi tel que je suis ; n'atténuez rien, mais n'aggravez rien. Mors vous aurez à parler d'un homme qui a aimé sans sagesse, mais qui n'a que trop aimé ! d'un homme peu accessible à la jalousie, mais qui, une fois travaille par elle , a été entraîné jusqu'au bout! d'un homme dont la main, comme celle du Juif immonde, a jeté au loin une perle plus riche que toute sa tribu! d'un homme dont les yeux vaincus, quoique inaccoutumés à l'attendrissement.

IIS SIIAKSPEAHK. ,

arabes leur gomme salutaire ! Racontez cela, et dites en outre qu'une l'ois, dans ,\]rp, voyant un Turc , un mécréant en turban, ùatlre un Vénitien et insulter 1* fit.it , je saisis ce chien de circoncis 1 la gorge, et le

0 condtihioti sanglante

Toute parole serait perdue.

OTHELLO, l'aSltiHBI mi OeiJùinooa.

Je t'ai embrassée avant de te tuer... 11 ne me reste plus qu'à mourir en me tuant sur un baiser! (n . lp in

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