STEPHANO
Ohl ne me touchez pas! je ne suis plus Stephano, j'ai été changé en crampes.
J'aurais donc >''lé un rai fort ulcéré.
Voilà le plus étvaiiyfi oljjet que j'aie jamais vu. PBOSPEBO.
11 est aussi monstrueux dans ses mœurs qu'il l'est (Uns sa forme. Allez dans ma grotte, misérables, prenez avec vous vos compagnons, et, si vous voulez obtenir mon paillon, ili'rorez-la soigneusement.
CàLlBAN.
Oui, je le ferai, je deviendrai sage, je serai meilleur, et j'implorerai ma grâce. Trois fois double âne que j'étais, de prendre cet ivrogne pour un dieu, et d' adorer ce fou imbécile.
PBOSPEnO.
Sors, te dis-je.
Hors d'ici, et remettez tous ces vêtements où tou3 les avez trouvés.
LA TEMPÊTE
SÉBASTIEN
Ou pour mieux dire, où ils les ont volés, {ciiibon,
PROSPËBO.
Seigneur, j'invite Voire Altesse et sa suite à entrer
■Juli- I- If .1 . i j r-| '[■ ■ "■
lement cette nuit, dont une partie s'écoulera dans îles entretiens qui, je n'eu doute point, vous la feront passer rapidement. Je vous dirai l'histoire de ma vie et les événements diiers rjni si^ sont succédé depuis mon arrivée dans celle île : ul,Hés que l'aube paraîtra, je vous conduirai à voire vaisseau, ei de suite à Naples où j'ai l'espoir de voir célébrer les noces de nos enfants bien-aimés. De là je me retire à Milan, où désormais le tombeau occupera ma troisième pensée.
11 me tarde d'entendre l'histoire de votre vie : elle doit éveiller étrangement l'attention de l'oreille qui l'écoute.
Je vous confierai tout, et je vous promets des mers calmes, des venis propices, et un navire si agile iju'il devancera de bien loin votre royale flotte. I .i put.) Mon
3(8 SHAICSPEARE.
Ariel, mon oiseau, c'est là ta mission ; libre ensuite, vole aux éléments. Adieu, vis heureux! — Daignez