ÉPILOGUE
PRONONCÙ PAR PSOKPETUI
Nt't- t- 1 1 : 1 1 : c : i ■ s su:il ilr'tniits; plîiJ i-if -ti i ; ij L mf: soutiniinn;
Répondez à mes vœux: que vos mains bienfaisantes M'alTrancliissmit en lin ilr inc.- rliLïiims pesantes; Qu'un souille favoral>li: enfle ma voile; ou bien Mini l'sijBraiifi; liciiuin;, cl mon art ne peut rien. Vous plaire i';tait mon luit; mai ^ j.r punis ma magie; Je n'ai plus maintenant de fée ou de génie Pour fous jtster un charme et pour me soutenir; Et dans le désespoir mon rûle va finir.
Si vous ne in'aworuVï l'inJnlit-'iioc dernière (Jii'i[]H>iu:T i.tl A'Iuvant la voix ùc la prioro, ' Et qu'un jour vous pourrez revendiquer pour vous , SI vous me renvoyez par vos bravos absous I
LA TEMPÊTE
Cette pièce, ainsi traduite en prose et en vers par une femme d'un rare talent, M"" Colet, à qui je demande pardon de l'emprunter, est une des plus ravissantes compositions île Sliiiks|if:im. Mlle est tout grâce et tout amour. Mlle ;tpparti:n.iit:'L une main de femme. Un homme l'aurait flétrie en la touchant. C'est le drame des plus beaux révs, les forces de la nature dans la tempête, les forces domptées du mal dans Caliban, les forces de la vertu qui pardonne tout dans l'rospero, les forces de la Providence dans Ariel, celles de l'innocence dans Miranda, celles de l'amour dans Ferdinand, cl le jeu de toutes ces forces admirablement combine dans une aventure imaginaire, mais vraisemblable, pour amuser le parterre oisif d'un peuple plein d'imagination. Voilà l'œuvre de Shakspeare !
Les Joyeuses eomtnères de Windsor sont plus réelles et plus comiques ; c'est la mine féconde où le théâtre français puisa les fausses Infidélités, pièce infiniment moins riche en bonne plaisanterie. Ce fut la reine Elisabeth qui, ravie do la figure et des vices jeunes de FalstalT, pria Shakspeare de composer un FalstafT vieilli, pour voir comment ses ridicules surannés modifieraient cette immortelle ligure inventée
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par son poète. Sliakspearc obi-ii à la reine, et retrouva une verve immortelle en retrouvant son lieras. L'Angleterre eut son Cervantes, et Falstaff fut le d/m Quichotte de la forfanterie, bernée ù tous les â.çes. .
La même année devait voir mourir les deux écrivains originaus de l'Espagne et de l' Angleterre. Cervantes mourut le même mois que Shakspeare. Deux grandes éclipses du ycnvi: humain, sans doute, mais qui ne peuvent cependant être comparées. Cer-
futque l'Aristophane de Madrid. Il n'est jamais donné au ridicule d'égaler l'idéal. Shakspeare fut tout a la fois le ridicule et L'idéal de l'Angleterre; il la fit rire en badinant quelquefois, mais il la fit penser, sentir et pleurer pendant des siècles qui n'auront point de lin. On ne peut le comparer à G'rvanlcs, que comme on compare une caricature à un tableau; la caricature meurt, mais le tableau se grave et revit à jamais sous les mille empreintes de l'acier, l'œuvre est populaire et le nom est impérissable !
Tel est Shakspeare!