‹ Shakspeare, ses œuvres et ses critiquesChapitre 64 sur 139 · Second pari of king Henry IV, act. ut, sc. t · texte numérisé non relu

Second pari of king Henry IV, act. ut, sc. t

événements, les autres, et ce sont les plus fortes, lui viennent de lui-même et de l’amertume de ses propres pensées. Il a d’abord à soutenir une lutte terrible contre les grands seigneurs Son énergie et son activité ne lui font pas défaut en face du danger. Avec autant d’audace et de promptitude qu’il en a mis à poursuivre Richard II, il combat les rebelles, les attaque isolément et les détruit. Douglas , le plus vaillant baron de l’Écosse, Hotspur, la gloire de l’Angleterre, le Gallois Glendower et Northumberland , chef des Percy,.sont successivement vaincus par lui. Mais ces victoires ellesmêmes sont douloureuses et amènent avec elles de tristes souvenirs.

Henri est trop habitué à réfléchir sur les événements pour ne pas s’en retracer toutes les vicissitudes. Plus il pense aux changements dont il a été témoin, plus il est pénétré du néant de lavidhumaine. Qu’est-ce que l’ambition et l’amour de la gloire? Qu’est-ce même que les sentiments les plus chers et en apparence les plus solides ? L’homme n’est-il pas le jouet du sort, et tout en croyant se gouverner lui-même, n’obéit-il pas à la loi mystérieuse d’une destinée plus forte que lui? « Si l’on pouvait voir, se dit Bolingbroke, les jeux bizarres du destin et la fortune remplir de; liqueurs diverses la coupe inconstante de la vie, oh ! si cela pouvait se voir, le plus heureux jeune homme, en jetant un regard sur la route qui lui reste à parcourir, à l’aspect des périls passés, des chagrins à venir , fermerait le livre et s’assoirait attendant la mort ', » La conclusion de cet homme si actif, qui a été le seul ouvrier de sa fortune, c’est que, si l’on savait, si

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