‹ Si j'etais roi opera comique en trois actes et quatre tableauxChapitre 11 sur 73 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

ZÉPHOBIS.

Dans deux mois, j'aurai relrouTé tout ce que notre père nous avait laissé, dans deux mois vous serez unis.

ZÉLIDE

Mon bon frère I [Elle l’embrasse à droite.)

PIFÉAR.

Mon... beau-frère ! (il l’embrasse à gauche, Zéphoris le repoussei)

ZÉPHOBIS.

Allons, venez.

Non, il est trop tard, je reste. J’attends ici... quelqu’un... une pratique à moi.

ZÉPHOBIS.

A qui tu vends du poisson ?

PIFÉAR.

Non, c’est un seigneur pour lequel je porte au loin des lettres... que je soup^nne... d’amour.

ZÉUDE et ZÉPHOBIS.

Comment?

PIFÉAR.

Depuis huit jours j’en ai déjà porté trois comme ça... il s’agit d’aller... au large... bien au delà du banc de corail que ne dépassent jamais les pécheurs. Là, une barque qui vient... je ne sais d'où, accoste la mienne... celui qui la monte prend mon message et m’en donne un autre... il emporte le mien, je rapporte le sien... et on me donne deux pièces d’or pour ça... Il n’y a que les secrets d’amour qui se payent aussi cher.

ZÉPHOBIS.

D’amour... ou de trahison... qui sait?...

PIFÉAR.

De trahison I

ZÉPHOBIS. .

Je me méfie de cette générosité, de cette barque venue on ne sait d’où... Enfin, c’est ton affaire. /

PIFÉAR.

J’aperçois mon homme... %u revoir.

' ZÉPHOBIS et ZÉUDE.

Au revoir, (ils sortent.)

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