‹ Si j'etais roi opera comique en trois actes et quatre tableauxChapitre 10 sur 73 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

PHEIIIER COUPLET.

J’ignore son nom, sa naissance ;

Quand, éperdu, dans l’onde je la vis,

Sa seule robe d’innocence Était le flot auquel je la ravis.

Elle était belle.

Je la sauvai ;

Et voilà d’elle Ce que je sai :

Peut-on demander à l’aurore.

Sortant de son lit immortel,

Si le doux rayon qui la dore Lui vient de la terre ou du ciel?

DEUXIÈME COUPLET

En la cherchant, je n’ai pour guides Que son image et ce modeste anneau.

Qui glissa de ses doigts humides Et que je veux garder jusqu’au tombeau.

Quand je soupire.

Le pauvre anneau Semble me dire :

Cherche au hameau.

L image me dit, au contraire :

« Cherche loin du monde réel ; .

Je nç puis habiter la terre Puisque les anges sont au ciel.

ZÉLIDE

Pauvre Zépboris, hélas! où te conduira ton amour?

• zÉPiionis.

Oh! cent fois j’ai voulu l'oublier; mais comment faire? Le jour, la nuit, son image est toujours là, devant moi.

PIFÉAR.

On ferme les yeux, donc.

ZÉPBORIS.

Mais, à l’avenir, c’est fini ! plus de rêves insensés 1 je veux regagner ce que mon amour égoïste t’a fait perdre; et puisque tu as encore la faiblesse de l’aimer, lui, qui ose te marchauder...

PIFÉAR.'

Mais non, 3 e ne marchande pas.

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