SCÈNE VIII
LE ROI, KADOOR, NÉMEA.
LE BOI, à Kadoor qui reparaît.
Eh I c’est notre beau cousin; je m'étonnais de ne point vous voir parmi les seigneurs de ma cour; mais la présence de ^iémea m’a bien vite rassuré, et je lui disais, il y a quelques instants : — Princesse, puisque vous êtes avec moi, nous ne tarderons pas à voir le prince Kadoor.
KADOOR.
Les fleurs attirent les abeilles.
NÉMEA.
Et les frelons.
LE ROI
Soyes donc plus aimable pour ce pauvre Kadoor.
KADOOR.
Votre Majesté est bien bonne de me témoigner une si généreuse pitié.
LE ROI
J’ai mes raisons, cousin.
KADOOR.
Et puis-je les connaître?
LE ROI
Celte couronne que nous portons, vous pouviez en hériter aussi bien que nous-même, et puisqu’elle nous est échue, ^pus voulons, pour vous consoler, vous donner le plus beau joyau du royaume.
(U lui montre Némea.)
NÉMEA.
C’est-à-dire que je payerai les frais de la guerre.
La guerre!
KADOOR.
La guerre ! entre Sa Majesté et moi. Oh I décidément, princesse, vous ne m’aimez pas, et peut-être ferais-je mieux de renoncer à nos projets d'alliance. ' '
LE ROI
Y renoncer? mais répondez donc, Némea.
NÉMEA.
Je crois que le seigneur Kadoor a raison.
, LE ROI
Comment?
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