CAVATINE
Un regard de ses yeux viendrait finir ma peine Si j’étais roi.
Je serais à ses pieds et bénirais ma chaîne Si j’étais roi.
Des plus ardents rivaux je déf irais la haine Si j’étais roi.
Humble fille ou princesse elle serait ma reine Si j’étais roi.
Mais je ne suis qu’un pêcheur de la grève,
Son noble sang près du trône l’élève.
Ah ! plus d’espoir, doux objet de mon rêve,
D faut mourir et mourir loin de toi.
Hélas 1 un doux regard viendrait finir ma peine Si j’étais roi.
Humble fille ou princesse elle serait ma reine Si j’étais roi.
Je n’ai plus que quelques heures à passer en ce lieu chéri, sur ce sable adoré qui fut sa couche et qui est devenue la mienne, (il se jette sur, le sable.) Doux sable, confident de mes amours... (il trace avec son doigt des caractères sur le sable.) Que de fois... tu m’as entendu gémir! Que de fois... Mais, où va s’égarer ma pensée! Quels mots viens-je de tracer sur le sable? Oh! pauvre fou! (on entend au loin le chœur des matelots qui reviennent. Z<’’plioi'is laisse tomber sa tète sur le sable.)
Princesse! elle est princesse! Ah! si j’étais roi, roi, roi!... (il s'endort. La nuit est venue.)