CHOEUR ET SCÈNE FINALE
O barque légère et fidèle 1 Tu ressembles à l’hirondelle . '
SI J’ÉTAIS ROI
Qui rase les flots de son aile Sans tracer dans l’onde un sillon.
Pour juger la noble chaloupe,
Point n’est besoin, devant sa coupe,
De voir à sa hautaine poupe Flotter le royal pavillon (£a barque aborde, le Roi en descend donnant la main à Némea, des esclaves les précèdent portant des lanternes.)
LE ROI, à sa suite.
Prenons le sentier des Bambous ; ^
Nous abrégerons notre route,
{Ils descendent la scène.) irÉHSA, voyant Zéphoris dans V obscurité.
O ciel !
LE ROI
Qu’avez-vous donc? et pourquoi tremblez-vous?
■■ NÉMEA. ‘
Qui donc est là?
LE ROI
C’est un pécheur sans doute. ■
{Il prend une lanterne des mains cCun esclave et se penche sur Zéphoris.) Je l’avais dit., c’est un pécheur qui dort,
Insouciant du sort.
Mais que vois-je écrit sur le sable?
Oh ! l’histoire admirable l Je croyais ce pêcheur insouciant du sort ;
Mais il s’en occupe, ma chère,
Beaucoup trop au contraire.
NÉMEA.
Et comment donc?
LE ROI
Lisez ces mots qu'en s’endormant Il a tracés. — Âh ! c’est charmant NÉMEA, Usant.
Si j’étais roi!
LE ROI
Si j’étais roi!
ZÉPHORIS, rêvant.
Si j’étais roi !
' ' LE ROI
Que fiarait-il, s’il était roi?
Ah I par ma foil
Quelle plaisante idée il me vient à cott bearel Holà ! mon médecin !
{Le médecin s'approche.) ,
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