SCÈNE III
Les Mêmes, ZÉPHORIS.
ZEPHORIS entre en scène comme effaré ; tons les assistants se prosternent
devant lui.
OÙ suis-je?... En croirai-je mes yeux... je rêve sans doute... où suis-je?... Ô ciel! où suis-je? (Les jeunes Filles chantent.)
Zk SI J’ÉTAIS ROI.
CH(ÆUR.
O roi ! toa peuple qui t’adore,
Incliné devant ta grandeur,
A ton lever croit voir l’aurore Dans son immortelle splehdenr.
Sans ta sagesse qui l’éclaire ,
Sans ton amour qui le conduit, *
Déshérité de la lumière, . . ,
Ce peuple vivrait dans la nuit.
O roi! etc.
zÉPHORis, immobile, dant son extase.
Oh ! c’est un rêve qui m’enchante ,
• C’est un mensonge du sommeil.
Mais chante encor, troupe charmante,
Trop tôt me viendra le reveil.
LE CHOBUH. • . ' ■
O roi I etc.
( • ZÉPHORIS.
Ce n’est pas un rêve! je vois, je marche... Non, non, je ne dors pas, mais pourtant I... ces riches habits dont je sais vêtu... ce
palais... (te roi le salue, Zéphoris s'incliuc.)
LE ROI
Votre Majesté a-t-elle fait des songes heureux?
ZÉPHORIS.
Ma... ma majesté? A qui croyez-vous parler?
•LE ROI
Mais... je parle au roi.
ZÉPHORIS.
Qui, le roi?
LE ROI
Votre Majesté, dont j’ai l’honneur d’être le premier ministre.
Mon premier ministre!... ahi je le disais bien c’est un songe!
LE ROI
Daignez rappeler vos souvenirs... Voilà dix ans que vous portez la couronne.
ZÉPHORIS.
Dix ans!
'LE ROI
Il est vrai qu’à la suite d’une longue maladie... Votre Majesté a été... privée de sa raison.
ZÉPHORIS*
Moi?