‹ Si j'etais roi opera comique en trois actes et quatre tableauxChapitre 46 sur 73 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

ZÉPHORIS.

Je vous cherchais n’ayant pour guides Que votre image et ce modeste anneau, Qui glissa de vos doigts humides ,

Et que je veux garder jusqu’au tombeau.

NéUEA.

Mon anneau ! c’est mon anneau môme.

Je le croyais au fond des eaux.

ZÉPHORIS.

Il m’a consolé de mes maux,

Il fut mon talisman suprême.

NÉMBA, à elle-même.

Oh ! le prince est un imposteur,

{Haut.)

Et voilà, voilà mon sauvour ! ■

ENSEMBLE

NéUEA.

Il m’aime ! il m’aime !

Lui, mon sauveur !

Quel trouble extrême Naît dans mon cœur !

Mon sang bouillonne Dans sa fierté.

Mais tout l’ordonne.

Qu’il soit dompté l

ZÉPUORIS.

Obscure flamme, ^

, ' Dont je mourrais. - - , . - i

^ Fleur de mon âme, , s !

Renais, renais !

Vision sombre

De mon amour, ,

Sortez de l’ombre.

Voici le jour 1 I NÉMEA.'

Hélas ! je tremble, ’ ^

Mais dans mon cœur Rien ne ressemble A la frayeur. '

Coquetterie,

En ce moment,

-\h I je t’expie Cruellement.

ZI^PUORIS.

O toi que j’aime.

Vois mon bonheur.

Le ciel lui-même.

Jour enchanteur.

Le ciel me donne En sa bonté.

Une couronne Et ta beauté.

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