‹ Si-lingChapitre 16 sur 32 · A". — EUL-CHE-WANG-LING · texte numérisé non relu

A". — EUL-CHE-WANG-LING

Ce cimetière est situé à environ cinq kilomètres à vol d’oiseau au nord-est de Pei-kong-tchou-ling, au sud du village de Houang-liaotchouang.

Il contient la sépulture de trois princes portant les titres de : i" Toiio-louo-pei-lo^ ^ ^

2" Kou-chan-pei-tseu (le fds), jj j ^

3" Fong-ngen-tchen-Jiouo-kong (le pelit-fds),

Ce Touo-louo-pei-lo était le vingtième fils de Iv’ang-hi, comme l’indique le nom du cimetière (sépulture du vingtième prince); ses descendants existent encore : le prince Yue-kong, est le chef actuel

de la famille.

Eul-che-ivang-ling se trouve dans un bois de haute futaie, au bord d’un ruisseau ; on y accède par un pont en pierre grise à trois arches plates avec des garde-fous pleins. Ce pont est fermé par des chevaux de frise en bois rouge ; le monument est orienté nord-sud ; il a été élevé la vingtième année de K’ien-long (iy55).

ANNALES DU MUSÉE OUIMET

cun d’élévation : sur cette terrasse est construit un pagodon,daus lequel se trouve une tortue en marbre gris d’un mètre de hauteur sur trois de longueur. Celte tortue supporte une stèle eu marbre ornée d’une bordure de dragons en relief.

La face sud de cette stèle est noircie et porte une inscription trilingue.

Contrairement à l’usage très généralement observé, dans celle inscription les caractères chinois occupent le côté droit.

Une allée dallée de trente centimètres de hauteur sur sept mètres de largeur conduit au portique surélevé sur des terrasses successives de deux mètres de hauteur totale.

Le portique est percé dans un mur peint en rouge ; sa triple porte

Quinze mètres après le pont, s’élève un massif en briques, carré, de quarante centimètres de hauteur, sur lequel brûlent les caries de visite aux fêtes périodiques. Un peu plus loin, on rencontre une terrasse à deux étages de cinq marches cha-

Plaii du Eul-che-wang-ling.

est ornée de heurtoirs en bronze représentant des têtes de tigres ; le toit en est décoloré par vétusté. Derrière ce portique est une allée dallée de vingt centimètres de hauteur ; elle mène à un escalier de neuf marches et à une terrasse, sur laquelle s’élève le temple.

Sous une véranda s’ouvrent trois portes à quatre battants. Dans l’intérieur du temple, on trouve d’abord trois tables placées devant autant d’alcôves ; sur la table de gauche sont placés un brûle-parfums en

Portique du Eul-che-wang-ling.

bronze et deux chandeliers en étain; sur la table de droite, on voit les cinq offrandes en terre cuite noir et or ; enfin, sur celle du milieu, l’on remarque les cinq offrandes en belle porcelaine de K’ien-long blanche avec des dragons roses.

J’ai vivement engagé les gardiens à' Eul-che-ivang-ling à enterrer ces porcelaines dans un endroit connu d’eux seuls, de peur de la visite d’un touriste plus amateur que moi de ce genre de bibelots.

Les alcôves sont fermées par des lambeaux de tentures brochées, qui ont dû être fort belles. Dans l’alcôve de droite se trouvent quatre tablettes en bois rouges ; ce sont, de droite à gauche, celles de :

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Fong-ngen-ts'o-che-fou-jen , Fong-ngen-ts'o-che-foü-jen,

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

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Fong-ngen-tchen-kouo-kong , Fong-ngen-li-fou ,

Dans l’alcôve centrale sont les tablettes de Touo-louo-(s' o-che ^Vnng-foii-jen, Touo-louo-ls'o-che Tcheou-fou-jen,

Touo-louo Kien-lsing-pei-lo,

Touo-louo-ti-f ou .

L’alcôve de gauche contient les tablettes de :

Koii-chan-ts o-che- fou-j en ^ 131 li|

lîou-chan-ki-fou-jen, 1 1 j

Kou-chan-pei-tseu . El Uj

Kou-chan-ti-fou . |Jj

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Entre les alcôves se trouvent des parapluies en papier rouge. Le plafond du temple est à caissons ne conservant plus trace de peinture.

L’enclos funéraire est percé de trois portes ; il contient trois tombeaux jaunes précédés chacun de cinq marches.

Le tombeau de gauche contient les corps de Kou-chan-pei-tseu et de Kou-chan-ki-fou-jen ; celui du milieu sert de sépulture à Touo-louo Kien-tsing-pei-lo et à Touo-louo-li-fou ; dans celui de droite sont inhumés Fong-ngen-tchen-kouo-kong et Fong-ngen-ti-fou .

Les autres personnages dont les tablettes se trouvent dans le temple sont enterrés à environ deux kilomètres de là, dans un cimetière ne différant en rien de ceux des Tartares riches de la contrée.

Autour de l’enclos funéraire se trouve, une allée de grands sapins entourée d’un mur rouge parallèle à celui de l’enceinte.

Dragon

(D'ajji'ès une porcelaine des Ming.)

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