AN.\. G. — S.-L
i8° Yi-ko-ko,
19° Sou-ko-ko, Tchang-ko-ko^
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
IP
fê Vé
Toutes ces princesses étaient femmes de l’empereur Yong-tcheng. La première d’entre elles, T ch' O U en -yi-h ouangkouei-fei, a donné le jour à Houai-ts’in-wang, enterré à Houai-ling.
On arrive au T’ai-feiling par un pont à une seule arche et une allée de cinq mètres de largeur au milieu des arbres.
Deux maisons de gardes à toits verts, surélevées seulement de deux marches, avec de petites cuisines précèdent le monument.
Le mur d’enceinte est rouge à chaperon vert ; on accède au portique par une rampe de petite dimension, puis par un escalier de trois marches. Dans la cour envahie par les hautes herbes, se trouve, à droite, un unique four à holocaustes tout en céramique verte.
Le temple surélevé de quatre marches ne contient qu’un seul lit-autel réservé à l’esprit de Tch’ouen-yi-houang-kouei-fei ; les autres concubines impériales n’avaient pas droit à un pareil honneur, cependant les Fei se voient attribuer un fauteuil ou des chaises comme la Ilouang-kouei-fei ;
elles ont aussi deux tables en potence à droite et à gauche. L’unique lit est surélevé de trois marches; les tentures de l’alcôve existent encore, mais dans un état de délabrement qui a, sans doute, puissamment con-
Cour du temple du T’aî-fei-ling.
Iribué à les protéger contre les visiteurs. Le plafond, peu élevé, est à caissons du modèle général adopté pour la famille de Yong-tcheng, c’està-dire vert avec trois fleurs d"or; il est soutenu par quatre colonnes.
Derrière le temple une rampe, puis trois escaliers de six marches donnent aecès aux trois portes de l’enclos funéraire, celle du milieu, la plus importante, est encore relevée de trois marches ; elle ne porte pas d’inscription.
Les vingt et une tombes sont rangées sur trois demi-cercles concentriques ; les monuments de la première rangée sont jaunes et surélevés de cinq marches ; eeux de la deuxième sont rouges avec cinq marches ; enfin, ceux de la troisième sont rouges avec seulement trois marches.
ANNALKS DU MUSÉE GUI MET
Les lombes de la première rangée sont, de la droite à la gauche, celles de Ning-fei, Tsi-fei, Tchouen-yi-houang-kouei-fei, Kien-fei et Mao-jnn.
La deuxième rangée comprend les sépultures de : Ma-tch’ang-tsai, Na-tch’ang-tsai, Ilai-kouei-jen, Ngan-kouei-jen, Kouo-kouei-jen, Likouei-jen, Tcliang-kouei-jen, Li-tch’ang-tsai et Tch’ouen-tch’ang-tsai.
Sont reléguées au troisième plan : Tchang-ko-ko, Sou-ko-ko, Tch’angtch’ang-tsai, Kou-tch’ang-tsai, Yi-ko-ko et Tchang-ko-ko.
Les toitures et les chaperons sont en tuiles vertes.
Phénix.
(D'3i)i-és une porcelaine moderne.)
E'. — A-KOLING
Ce petit cimetière contient les tombes d’un tils de Yong-tcheng ^ connu sous son titre de .l-/ro, |)W| de sa femme et de ses deux
enfants, un garçon et une fdle, morts en bas âge.
Il est situé dans un coin peu boisé de la vallée ; on y accède par un pont formé d’une pierre plate traversant le canal artificiel qui entoure le tombeau, sauf du coté du nord.
Une allée dallée de grosses pierres conduit au parvis extérieur, laissant à droite et à gauche des maisons de gardes en ruines.
De ce parvis de douze mètres de long sur six de large, on pénètre dans l’enceinte par trois portes de couleur rouge foncé, ainsi (pie les piliers supportant le portail.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
Dans la cour se trouve un petit temple surélevé de trois marches, dont les murs sont de couleur rouge à partir d’un mètre du sol.
L’état de vétusté d’A-ko-ling ne permet pas de distinguer la couleur des tuiles du toit, mais on peut remarquer que les arêtiers, au lieu d’être
Tombeau d'A-ko.
en tuiles comme dans les autres pagodes, sont en briques grises. L’intérieur du temple est très abîmé par le temps et l’humidité ; les murs sont bruns, avec une bordure verte et des fdets rouges et blancs. Deux piliers en bois soutiennent le plafond à caissons avec des rosaces rouges sur fond bleu.
Au fond est une alcôve précédée d’un trône et d’une table devant laquelle quelques socles boiteux, jadis dorés, indiquent la place des offrandes.
Derrière le temple s’élève un mur percé de trois ouvertures donnant accès au tombeau; la porte centrale, plus importante que les deux autres, forme portique.
Un unique tombeau cylindrique, couleur de terre, renferme les restes du A-ko et de sa femme ; deux petits tertres, de forme ovale, sans moment, recouvre, un peu en avant, le cercueil des deux enfants : le lils à droite, la fille à gauche.
Le mur d’enceinte est absolument semblable à celui du temple ; il est légèrement surhaussé du côté de l’entrée du cimetière.
L’aspect général de ce monument est misérable ; on voit qu’il ne contient qu’un prince n’ayant joué aucun rôle politique, et que bien rares sont les visiteurs qui viennent y apporter le souvenir trimestriel de la famille impériale.
Ki-lin.
(D'après une peinture murale )
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
F'. — TOUAN-TS’IN-WANCx-Ll]N&
i/ifn M ï PÈ
Ce cimetière est situé à quatre-vingts mètres environ dans l’est d’A-ko-ling; il lui est identique comme forme, comme dimensions, et
Cour du temple du Touan-ts’in-wang-liufjf.
comme orientation, mais il est mieux conservé, et l’on peut encore constater que le toit était en tuiles vertes, avec des arêtiers de même couleur.
Toiiati-ls' in-ivang-ling est séparé d’A-ko-ling par un canal artificiel se déversant dans celui qui passe au sud des deux tombeaux.
L’enclos funéraire contient quatre petits tumuli placés irrégulièrement, et renfermant, au premier rang, les corps de deux petits garçons, mortsavant qu’on ait pu leur donner un nom autre qu’A-ko, qui signifie fds d’empereur, et, au second rang, de droite à gauche, une petite fille désignée par son litre de Konff-tchou , sans nom particulier, et un prince nommé Touan-l'sin-u'ancj, J
qui a donné son nom au cimetière.
Touan -t’sin -waiiff-liiiff et
A-ko-Iing sont en quelque sorte considérés comme un seul et même cimetière, bien qu’ils aient chacun ses maisons de gardes et son village de gens de service dépendant du Nei-wou-fou.
Plan de Tüuan-t'sins-wang-ling.