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PEI-FOU-TI

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Le tombeau appelé Pei-fou-ti est construit à trenle-deux lis au sudouest de Yi-tcheou ; il est élevé à la mémoire de Kiue-tchouen-ts' inicang, fils de K' ang-

hi^ mort le douzième jour de la neuvième lune de la neuvième année de Yong-tclieng (lySi).

Le tombeau Pei-fou-ti est très rapproché de la porte de Chen-checban ; il est orienté en sens inverse de la plupart des tombeaux des Siling, et porte le nom de Tchouenu'ang-ling ^ ^ |I^; il est cons-

truit dans un petit bois de sapins à l’est du petit village de Pei-fou-ti.

Aucun fossé ni pont ne se trouve en avant du monument qui s'élève sur une terrasse dallée de quarante-cinq mètres de large, surélevée de cinquante centimètres au-dessus du sol environnant : on y accède par un plan incliné d’un mètre de long sur deux mètres de large.

Plan de Pei-fou-ti.

i2Z ANNALES DU MUSÉE GUIMET

A huit mètres du bord antérieur de cette terrasse s’élève un massif en briques de huit mètres de côté, ayant sur chaque face un escalier de marbre de quatre marches. Sur cette terrasse est construit un pagodon carré de six mètres de côté, percé de quatre voûtes de soixante-dix centimètres d’épaisseur, un mètre cinquante de largeur, et deux mètres cinquante de

Entrée de l’enclosjfunéraire de Pei-fou-ti.

hauteur. A l’intérieur de ce pagodon il existe une tortue d’un mètre trente de haut sur deux mètres quarante de long, supportant une stèle en marbre blanc de cinq mètres de hauteur sur un mètre trente de largeur et soixante centimètres d’épaisseur.

La face nord de cette stèle est noircie et porte une inscription en chinois et en mandchou, l'inscription chinoise étant à droite.

Les deux faces sont entourées d’un encadrement de dragons sculptés en relief.

Un escalier de huit marches, coupé en son milieu par une dalle sculptée représentant deux cigognes se becquetant, conduit au portique ; à droite et à gauche de la terrasse d’un mètre soixante de haut placée audessus de cet escalier, se trouvent deux terre-pleins élevés seulement de quatre-vingt-quinze centimètres, auxquels on accède par des escaliers de cinq marches.

Le portique est percé de trois portes, derrière lesquelles on descend un escalier de quatre marches et on se trouve dans la cour du temple.

A l’intérieur de la pagode se voit une alcôve dont le fronton est orné de dragons et fermé par des débris de rideaux en soie jaune; sur le lit, entouré de soie verte et jaune, sont deux matelas, l’un bleu de ciel, l’autre rose pâle, au-dessus. Dans l’alcôve se trouve une table portant les cinq offrandes en bronze doré : les chandeliers sont ornés de lions, et les vases à fleurs sont surmontés de fleurs de lotus.

Au côté droit du temple se trouve un chevalet supportant une selle dont la housse et les sangles sont en soie. La bride et la selle portent des ornements dorés.

Le plafond du temple est vert, avec des dragons inscrits dans des cercles dorés.

Derrière le temple se trouve un mur percé de trois ouvertures; le terrain de l’enclos est en pente ascendante vers le fond ; le tombeau en forme de dôme, de cinq mètres de hauteur, avec un socle de marbre blanc d’un mètre de haut, est situé en plan incliné en sens inverse du terrain. Il est alloué par an deux taëls (environ six francs) pour les sacrifices, qui consistent en pain et en viande de mouton.

Dragon.

(D’après un brevet du Double Dr.agon.)

Itj.

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