‹ Si-lingChapitre 19 sur 32 · D". - NAN-FOU-TI · texte numérisé non relu

D". - NAN-FOU-TI

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Le village de Nan-fou-ti est situé à environ vingt kilomètres au sud-

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Echelle

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ouest de Yi-tcheou. A quelques pas de ce village se trouvent deux sépultures princières distinctes, celles de Yutchouang-ts’in-Avang et de son fils, Pao-cheou-ts’in-wang.

A. — Le tombeau le plus au sud est celui de Yiitchouang-ts'in-ivang^

ou Ho-chouo Tchouang-

ts'in-ioang, 5Î || 3E’

fils de Yong-tcheng, mort la 5i® année du règne de K’ien-long (1786). Son descendant actuel est le prince Yu-kong

On arrive à ce tombeau par un pont en marbre de vingt mètres de longueur, sur cinq de largeur, et une allée surhaussée de soixante centimètres au-dessus du sol naturel. Le fossé que franchit le pont a été creusé de main d’homme et ne communique avec aucun ruisseau; au

Plan du tombeau Sud de Nan-fou-ti.

Plan

du tombeau Nord de Nan-fou-ti.

bout de l’allée se trouve une terrasse sur laquelle s’élève un petit pagodon contenant une tortue supportant une stèle avec une inscription.

Le temple contient deux alcôves supportées sur des socles en marbre ; le fronton de ces alcôves est en bois sculpté représentant des dragons. L’alcôve est fermée par des rideaux en soie jaune dont la broderie

Entrée du tombeau Sud de Nau-fou-ti.

représente une pagode et des phénix en soies de couleur. Le lit garni de soie noire brodée d’arbres et de fleurs supporte un matelas en soie jaune.

En avant de l’alcôve se trouve un fauteuil très large, dont le dossier et les bras sculptés représentent des oiseaux, des animaux et des plantes aquatiques. Un autre fauteuil semblable, mais plus petit, se trouve à sa gauche. Le plafond du temple est formé de caissons verts avec un dragon doré dans un cercle dor.

Du côté gauche du temple se trouvent les cinq offrandes. Derrière le sanctuaire est ménagée une seconde enceinte contenant un unique tombeau.

B. — La seconde sépulture située plus au nord, à environ deux cents mètres du premier monument, contient également une tombe unique.

A WA LES DU MUSÉE GU IM ET

Tombeau Nord de Xan-fou-ti.

Pao-cheou-ls' in-ii:ang, ^ est mort tout petit, la

troisième année de Yong-lcheng (1725), avant qu’un titre ait pu lui être

Temple du tombeau Nord de Xan fou ti.

SI-LIXG

affecté. Aussi son grand-père a-t-il réparé son omission involontaire en le nommant d’nne façon posthume ts’in-icang , et, afin que quelqu’un puisse accomplir en son honneur les rites funéraires, lui a-t-il fait adopter après sa mort un autre prince plus âgé que lui, dont le descendant actuel se nomme Kouei-tcheng.

Le temple est de très petite dimension ; on n’y trouve que les quatre murs, une partie même du plafond a disparu. Au dire des habitants, l’ornementation était la même que celle du premier monument.

Les sacrifices offerts aux sépultures de Nan-fou-ti consistent en un peu de viande de mouton et quelques gâteaux qui ne doivent guère grever le budget de l’empire, l’allocation annuelle pour chacun des denx tombeaux étant seulement de deux taëls.

Che-tse.

(D'après une ancienne faïence )

ANNALES DU MUSÉE UUIMET

Les moniimeiils au nord-est d’Yiseize kilomètres de A. — Le premier nord, est celui du

Plan du loniheaii NcrJ de Lao-p'ing-.

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kiuii-waïuj ^ ^

E — LAO-P’lNG

de Lao-u’imr. au nombre de trois, se trouvent

Plan du tombeau de Lao-])'ing.

tcheou, à quinze ou cette ville.

tombeau, le plus au prince Touo-louo-chen-

Plan du 3» tombeau de Lao-p'ing.

, vingt et

unième fils de K’ang-hi ;

il est complètement en mines; seuls quelques pans de murs, la tombe et la stèle subsistent encore. Il n’y a pas d’arbres autour de ce tombeau.

B. — Le deuxième tombeaii est celui de Ho-chouo-che-tchouangtsin-ivang, ^ tjqi || , Tds de K’ang-hi, mort il y a

cent soixante-cinq ans environ.

Après avoir passé le monument renfermant la stèle et gravi un plan incliné, on se trouve bientôt en face de la porte . principale gardée par deux lions en marbre et on enlre dans le temple.

On y remarque une alcôve contenant un matelas en soie jaune ; à droite est un fauteuil pliant peint en rouge. L’alcôve est entourée d’une balustrade en bois doré. En avant se trouve un fauteuil en bois sculpté et doré, orné au dossier de deux dragons; le tout est recouvert de soie jaune. Devant ce fauteuil est une table recouverte d’un tapis de soie jaune devant laquelle on voit, alignés sur le sol, deux vases en bronze surmontés de fleurs de lotus de même métal, puis deux chandeliers et, au milieu, un brûle-parfums également en bronze.

A droite et à gauche de l’alcôve, il y a deux grandes tables nues sur lesquelles devaient primitivement être placées les offrandes.

Le plafond à caissons carrés représente des dragons dorés.

G. — Le troisième tombeau, celui du prince Ho-chouo-tchetchouang-kiun-u'ang, P il W fds du précédent, mort

vers i8io, est beaucoup plus simple. Il n’a ni stèle, ni lions à l’entrée, mais l’intérieur de la pagode est identique. Sa toiture n’est pas entièrement verte, il n’y a que deux rangées de tuiles de cette couleur tout autour.

Près de la tombe du prince est celle d’une de ses femmes.

Armes chinoises.

ANN. G

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

F". — CHA]\Tt-YA0-K0-TCH0UÀN&

Ce tombeau également appelé Pei-kouan-ti, 'Ê It- du nom du village le plus rapproché, contient les restes d’un fds de K'ang-hi, nommé Sou-ts'in-ioang , -£- . Ce prince, surnommé, par ironie

sans doute, 67lc7n-^ca/^y, ^ (le doux prince), était, dit-on, le 7?a/’j6e

Bleue de la Chine. Une de ses plus innocentes distractions consistait,

m’a-t-on affirmé, à éventrer ses femmes quand elles étaient enceintes.

Il est mort en prison à cause de ses crimes. J’ai entendu dire que le cercueil contenu dans le monument de Changyao-ko-tchouang était entouré d’une chaîne fermée d’un cadenas, pour prolonger le châtiment au delà de l’existence du coupable.

Le descendant actuel de Sou-ts’in-wang porte le même nom que lui.

Il ne reste plus du temple que des ruines au milieu desquelles se trouvent encore les débris d’une armoire.

La tombe est octogonale ; les faces de ce monument étaient primitivement revêtues de lames de pierre sculptée scellées à la chaux ; quelques-unes de ces lames sont aujourd’hui tombées et brisées. Les faces regardant les quatre points cardinaux portent en

Plan de Chang-yao-ko-tchouang.

relief deux dragons supportant une porte à deux battants ; les faces intermédiaires sont ornées de trois dragons la gueule ouverte; celui du milieu a la tète tournée vers le sol, les deux autres dressent la tête à

Tombeau ilc Chan-wang.

quarante-cinq degrés à sa droite et à sa gauche. Ces dragons sont enlevés sur un fond vermiculé.

Au nord-ouest du tombeau se trouve une petite tombe sans ornements.

Phénix.

(D'après une peinture murale.)

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Ct". — HIA-YAO-KO-TCHOUAN&

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Mia-yao-ko-tchouang est situé à quinze kilomètres environ au nord-ouest de Yi-tcheou ; il contient la sépulture de Kouo-yi-ts'in-ivang , ,

lils de K’an"-hi , mort la vingtième année de K’ien-long (ij55).

Ce prince n’ayant pas d’enfants adopta Kouo-kong-ts’in-Avang , fds de Yongtcheng, dont le tombeau est à Ling-tong.

Après avoir traversé un pont en pierre et passé devant le pagodon où se trouve une stèle à inscription, on rencontre une plate-forme, puis le portique gardé par deux lions en marbre.

Dans l’intérieur du temple l’on remarque une alcôve avec un épais matelas en soie jaune foncé sur lequel sont placées trois tablettes dorées portant le nom des défunts, en chinois sur une face et en mandchou sur l’autre.

Ce sont, de droite à gauche, celle de : 1° Une femme du rang de F'ei,

2° llo-chouo-kouo-yi-ts' in-ivang ,

3” Une femme du rang de Tso-fei.

Plan de Ilia-yao-ko-lchouang-.

Devant ces tablettes est nu fauteuil en bois noir sculpté, avec un

Temple de Ilia-yao-ko-tchouang.

coussin en soie jaune'; une table étroite d’environ deux mètres cinquante

Tonil)eau de Kouo-yi-ts in-waug.

de longueur supporte un brûle-parfums en bronze dont le couvercle est surmonté d’un petit lion, deux chandeliers également en bronze dont le

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

pied est orné de salamandres, et deux vases de même métal, contenant des fleurs de lotus, en bronze elles aussi.

Le plafond du temple ne porte pas de traces d^ornementation ; la tombe n’oIFre rien de particulier. .

Les sacrifices faits à Ilia-yao-ko-tchouang se réduisent à un peu de mouton et du millet.

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Dragon.

(D'après un brevet du Double-Dragon.)

H". - LINCt-TONCt

nxi

Ce cimetière comprend trois grandes tombes dans l’enclos funéraire, et une grande et deux petites en dehors de cet enclos.

Les personnages enterrés dans ce cimetière sont :

1° Fong-ngen-tchen-kouo-kong, ^ ®

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2° Touo-louo-kouo- kien-kiun-u'ang, ^

3® Touo-louo-kouo-kong-is'in-icang ,

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4° Touo-louo-ts'ong-pei-lo, ^

Echelle

5® Deux femmes de ce dernier.

Touo-louo-kouo-kong-ts’in-wang, fils de Yong-tcheng, le plus important de ces personnages a été adopté par Kouo-yi-ts’in-wang, enterré à liia-yao-ko-tchouang.

Ling-tong est situé à dix kilomèti’es environ au nord-ouest de Yi-tcheou.

Devant l’entrée il y a une stèle à inscription.

Deux lions en marbre gardent la porte. Le temple contient quatre alcôves ; la première, en partant de la droite, renferme quatre tablettes

Plan de Ling-tong.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

dorées écrites en chinois; la première, à droite, est celle d’une femme portant le titre de Tso-fou~jen, la deuxième celle d’une Ti-fou-jen, la troisième celle du prince Fong-ngen-tchen-kouo-kong, promu après sa

mort au grade de Pei-tseu, la quatrième celle d’une Tso-fou-Jen. Tous les caractères sont en bleu, excepté le neuvième de la première tablette, » cAe, ou titre posthume, qui est rouge, comme étant censé provenir du pinceau de l’empereur. Ces quatre tablettes reposent sur un matelas en soie jaune foncé. La deuxième alcôve contient, sur un matelas de soie jaune, deux tablettes dorées portant sur la face antérieure une inscription en chinois, et sur la postérieure des caractères mandchous ; la première, cà droite, est celle d’une femme portant le titre de Fou-tsiun^ 7^ ; la deuxième est celle du prince Touo-louo-houo-kien-wang. La troisième alcôve contient trois tablettes portant également une inscription chinoise sur une face, une inscription mandchoue sur l’autre; ces tablettes sont sur un matelas en soie rouge ; la première tablette est celle d’une Tso-fei, fi fie • i'-' deuxième porte le nom du prince Touolouo-kouo-ts’in-wang, la troisième celle d’une Ti-fei, Le neu-

vième caractère de la troisième tablette est rouge. La quatrième alcôve contient sur un matelas jaune clair deux tablettes en chinois et en mandchou donnant les noms d'une Ti-fou el du prince Touo-louo-pei-lo.

Le fond des quatre alcôves est garni d’une tenture en soie jaune clair ; en avant de chacune d’elles se trouve un fauteuil carré avec un coussin en soie jaune et une grande table. Le fauteuil de la troisième alcôve est

Entrée de Ling-tong.

SI-LIXG

plus grand et plus orné que les autres ; la table de la troisième alcôve

Tombeau de Kouo-koiin t’sin-wang.

porte trois brûle-parfums et deux gros chandeliers en émail vert et bleu. Les sacrifices faits à Ling-tong se composaient de mouton et de pain.

Poisson Li-yu.

(D'après une faïence moderne.)

ANN. G

TOMBEAU DE L’EMPEUEUR kOUANOSIU

A’". — KIN-SINfi-PAO-KAI

Ce cimetière en expectalive ne contient encore aucune tombe : il indique seulement la place où sera plus lard enterré l’empereur Kouangsiu, qui n’esl pas près d’être conduit à sa dernière demeure si le ciel exauce le souhait loyaliste qu’on trouve dans toutes les pagodes de la Chine :

« Que l’empereur actuel vive dix mille années, dix mille fois dix mille années ! » (V. pl. IV.)

Comme la réalisation intégrale de ce vœu pourrait bien ne pas s’accomplir, l’impératrice douairière Si-t'ai-heou , S ic a eu la

touchante attention de rechercher à l’avance un lieu favorable au repos futur de son fils adoptif, et de lui donner le nom poétique de « Emplacement recouvrant la précieuse Etoile d’Or ».

Le lieu de sa sépulture à elle est également déjà marqué dans le cime-

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

tière de l’Est, aux Tong-ling, au monument de Ting-si-ling, près du tombeau de l’empereur Hien-fong, son époux.

Le monument provisoire de Kouang-siu, situé à dix-huit cents mètres environ au nord d’A-ko-ling, se compose d’un carré pavé en briques d’un mètre cinquante de côté. Au centre de ce dallage est un parallélipipède de marbre dont la base est un carré de soixante-quinze centimètres de

Futur tombeau de Kouang-siu.

(L'inscription vue sur le dessin est celle de la l'ace Sud: celle de la l'ace Nord est figurée en dehors.)

côté ; au milieu est encastrée une colonne également en marbre, de soixante-quinze centimètres de hauteur, à section hexagonale, terminée par une sphère.

Cette colonne porte sur la face Sud le nom attribué au futur tombeau, sur sa face Nord il est fait mention qu’elle a été élevée le quatorzième jour de la troisième lune delà treizième année de Kouang-siu.

A dix mètres au sud de la colonne s’élève un cube de maçonnerie de quatre-vingts centimètres de côté, en grosses briques, surmonté de deux assises de briques en gradins.

Ce cube marque l’emplacement primilivemenl assigné, la treizième année de T’ong-tche, par les bonzes, pour la sépulture du successeur, quel qu’il dût être, de cet empereur.

Dragon ailé.

(D'après une porcelaine des Ming.)

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