‹ Si-lingChapitre 2 sur 32 · TCH ANO-UNG · texte numérisé non relu

TCH ANO-UNG

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Plan des Si-ling (S-9).

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Lors d’un décès impérial, le corps est transporté de Peking aux Si-ling, par Tcli’aug-sin-tieu, ^ /[ÿ , Leang-liiangliieiî, ^ , Pei-t’ieu-ts'oueu, 4b E0 J ’

étape, Eul-clie-li-])'ou, IH M âtï» Vi-tcheou, ^ jJI'j, traverse le portique ou « P’ai-leou » de Chen-clie-clian, fllip ^ jJLj , et se présente à la porte centrale Ta-hong-meii.

Portique de Chen-clie-chan.

Le mur d’enceinte renferme un véritable parc, tracé avec ce profond sentiment du pittoresque dont les paysagistes chinois ont gardé le secret. Certaines parties, couvertes de hautes futaies soigneusement alignées, rappellent les majestueuses perspectives du parc de Versailles ; d’autres coins, plus mouvementés, ressemblent à certains points de vue de la foret de Fontainebleau.

De nombreuses routes dallées, des sentiers de montagne soigneusement entretenus, des ruisseaux serpentant capricieusement dans les hautes herbes ou canalisés entre deux murs en

ANN. G

ANNALES DU MUSÉE OUIMET

j)ierre de moyen appareil au voisinage des tombeaux, sillonnent les mamelons et les vallées; des bois de sapins plantés de main d’homme rappellent seuls par leur aspect funèbre que nous sommes dans un lieu consacré aux défunts.

Des ponts en marbre aux grandes dalles scellées par des crampons en fer à double queue d’aronde, de larges passerelles

Ruisseau de Mou-ling.

en pierre grise jetées ])ar-dessiis les ruisseaux, de nombreux puits à margelle en marbre siq^portée par un soubassement en briques de près de deux mètres de hauteur, une grande quantité de maisonnettes de gardiens semées çk et là, égaient le paysage et complètent d’une façon charmante son aspect de jardin anglais.

De distance en distance, se dressent de grandes stèles en marbre blanc portant l’avis suivant : « Tons les hommes et les mandarins doivent, en arrivant ici, descendre de cheval. » Cet avertissement est écrit en chinois, en mandchou et en mongol.

Il est iiiterdil,, sous les peines les plus sévères, de couper du bois dans reiiceinte du parc, et même d’y faire aucune culture c|ui, dans ce sol consacré, constituerait à la fois un sacrilège et nn crime de lèse-majesté. Il en résulte que les gardiens des tombeaux, enfermés dans de véritables casernes, sans champs et sans jardins autour, sont obligés de tirer leur subsistance du

Vue du j)arc de Si-liny-.

dehors et de tout recevoir, même les choses les plus insignifiantes, des mandarins qui les commandent.

Pendant l’occupation des Si-ling, nous avons eu k soulîrir de cette prohibition et nous nous sommes trouvés dans l’obligation, au moins dans les premiers temps, d’aller chercher très loin des légumes, que les mandarins en fuite ne nous fournissaient pas.

La zone interdite à la culture n'est pas bornée k l’enceinte du cimetière. Elle s’étend jnsqu’k la Grande Muraille, k la porte de Tseu-king-kouan, ^ ^IJ pp), éloignée de Mou-ling de vingt kilomètres.

Le terrain laissé inculte est délimité par des poteaux en bois

ANNALES DU MUSÉE OUIMET

peints en ronge, espacés de vingt-cinq en vingt-cinq mètres. Tonte la superficie qu’ils circonscrivent est, à part les endroits

Stèle invitant à descendre de cheval.

boisés, envahie par les hautes graminées, pour la plus grande joie et le plus grand bénéfice des cailles, fai.sans et lièvres qui y ])ullulent concurremment avec les loups, pendant l’iiiver.

Les tombes impériales, dites de l’Ouest, se divisent en quatre

groupes :

1° Tombeaux de Tiio-kouiing , de ses femmes et de ses enfants, comprenant les cimetières de :

A. Tong-kong-tchou-ling.

B. Mou-ling.

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