Panneau en céramique de l’entrée de l’enclos funé
raire de Tch’ang-si-ling.
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escaliers de huit marches. Ce portique, peint en rouge, avec ses poutres bariolées de bleu, de vert et d'or, servait à abriter les lances et les arcs de parade des gardiens.
Petit palais et four à holocaustes de Mou-ling.
ANN. G. — s.-i.. 4
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Il est percé de trois grandes portes massives peintes en ronge et ornées de neuf rangées de gros clous à tête dorée; des heurtoirs, en
Dalle sculptée de l'escalier du temple de Mou-liiig.
forme de tête de tigre avec des anneaux dans la gueule, servent à ouvrir et à fermer ces portes, au haut et au bas desquelles sont peints des dragons dorés.
Les portes une fois franchies, on redescend au niveau de la plate-
forme par un large escalier de hiiil marches et l’on se trouve dans une cour pavée en briques; on a, à sa droite et à sa gauche, deux fours
Tem|ile de Mou-ling:,
à holocaustes en briques vernissées jaunes et vertes, puis deux petits palais surélevés de huit marches, avec des portes ornées de grandes ferrures dorées et argentées.
Porte du temple de Mou-liny:
On a, en face de soi, le temple dédié aux mânes de l’empereur et de ses femmes.
Le temple est placé sur une plate-forme à laquelle on accède soit par
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quatre escaliers de neuf marches, soit par un vaste escalier central coupé, en son milieu, par une large dalle sculptée représentant en relief un phénix et un dragon (p. 26].
Sur le bord de la terrasse, on remarque, de gauche à droite, un cadran solaire en marbre blanc, deux brûle-parfums en forme de lanterne en bronze et une colonne à section quadrangulaire portant
sur ses faces est et nord des vers dus au pinceau de l’empereur Tao-kouang lui-même et célébrant les mérites de lliao-mou, sa troisième femme.
Au-dessus de la porte centrale du temple, se lit la dédicace impériale en lettres d’or sur fond d’azur.
Cette inscription signifie : « Salle du trône des bienfaits éminents. »
A l’intérieur, le temple se compose d’une immense salle haute, dont le plafond à caissons en bois sculpté est soutenu par des colonnes en cèdre. Ce bois précieux étant rare et coûteux, les colonnes semblent faites de pièces et de morceaux, par suite des ingénieux placages pratiqués pour en dissimuler les défauts et en boucher les trous.
Au fond de la salle, se trouvent une immense table recouverte de damas jaune et quatre trônes en bois rouge et or placés devant cinq alcôves dont les trois centrales, fermées et tendues de damas broché jaune, renfermaient, sur des lits de parade, les tablettes en bois doré de l’empereur et des impératrices.
Ces alcôves étaient closes extérieurement de rideaux portant des dragons et des phénix tissés dans la soie jaune avec de l’or et des soies multicolores.
Des deux alcôves extrêmes, celle de gauche servait uniquement de magasin d’accessoires; celle de droite renfermait, outre la repro-
Cadran solaire de Mou-lini
ANNALES Dû MUSÉE GUIMET
duction des inscriptions portées sur la colonne de la terrasse, cinq tableaux en papier où sont inscrites des poésies du grand écriveur qu’était l’empereur Taokouang, dont l’encrier en marbre noir orné d’une pyrite de cuivre n’avait pas moins de soixante centimètres de longueur.
Entre la table et la porte, sur des consoles en bois doré, sont les offrandes habituelles; brûle-par-
Echelle h
Plan du temple de Mou-ling.
fums, vases et chandeliers en cloisonné bleu ; adroite et à gauche sont rangés des lanternes à pied en bois doré et des vases à vin en porcelaine blanche, et, dans les angles, d’immenses bouquets de fleurs en papier.
Tout autour du temple, se trouve une véranda soutenue par des colonnes en cèdre. Tous les raccords du toit et des murs sont fermés par des fdets métalliques pour empêcher les ramiers et les moineaux de pénétrer dans l’édifice et d’y manquer de respect aux mânes de l’empereur.
Des angles supérieurs du toit, pendent de grandes chaînes en métal, fixées à de larges spatules en cuivre doré.
Derrière le temple, la cour continue, plantée de sapins à droite et à gauche; elle est coupée par un canal sur lequel sont jetées trois passerelles et dans lequel se déversent les eaux de pluie des terrasses supérieures.
Tablette de Tao-kouang.
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Caisson en bois sculpté du plafond du temple de Mou-ling.
Bride-parfums du temple de Mou-ling.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
On arrive ensuite au pied d’un triple escalier de quinze marches aboutissant à la triple porte en marbre du cimelièi’e proprement dit.
Au-dessus de l’ouverture centrale de celte porte, estime inscription indiquant le nom du monument.
Sur la face opposée se lit une seconde inscription.
Trente pas en arrière, est un autel en marbre blanc sculpté portant des offrandes également en marbre; ces cinq offrandes, brûle-parfums, cierges et vases à fleurs, se retrouvent, en pierre ou en métal, soit devant
P'ai-leou de Mou-ling:.
les tombeaux, soit dans l’intérieur des différents temples de la nécropole de Si-ling.
Plus loin, une rampe accostée de deux escaliers latéraux de douze marches, donne accès à une nouvelle terrassesurélevée d’un mètre cinquante centimètres.
Inscription extérieure de la porte centrale du P’ai-leou de Mou-ling.
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Inscription de la l'ace intérieure.
Quarante pas en arrière, se trouve encore un triple escalier de dix marches menant jusqu’au tombeau. Ce monument, de forme circulaire, ayant trente- deux mètres de diamètre, est en pierre blanche et surmonté d’une coupole très
Autel du tombeau de Mou-ling;.
ANN. G
ANNALES DU MUSÉE G U IM ET
surbaissée, presque plane, en tuiles vernissées jaunes. Quatre gargouilles en métal déversent l’eau de pluie qui pourrait séjourner au raccord de la coupole et du mur cylindrique et y occasionner des lézardes.
L’ensemble du monument est clos par un mur entouré de fossés.
Le cimetière de Mou-ling, adossé à une colline couverte de sapins, est, quoique plus petit que d’autres, d’un aspect peut-être plus grandiose et, en tout cas, plus pittoresque. Il s’aperçoit de très loin, grâce à la hauteur de ses terrasses étagées. C’est le premier qui ait été occupé par les troupes françaises.
Dragon
(D’après une porcelaine de Kien-Ioung.)
c.— MOL’-TONG-LING