‹ Si-lingChapitre 8 sur 32 · IM ET · texte numérisé non relu

IM ET

Tch'eng-kouei-fei,

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Kia-kouei-fei,

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Houo-fei^

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Tien-pin,

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Yu-pin,

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P ’ in g- ko uei-j en ,

Ting-kouei-jen,

Li-kouei-j en ,

JEtî.

Na-kouei-jen,

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Mou-ta-ying ,

toutes femmes de l’empereur Tao-kouang.

Hiao-tsing-houang-heou est enterrée à part; elle fut la mère du Kong-tchong ts'in-wang, ^ , Sixième prince, signataire

du traité de 1860, mort en 1899 et inhumé à Tong-ling; elle a eu également une fdle : la C heou-ngan-kou-louen-kong-tchou , ^ ^

Tchouang-chouen-houang-kouei-fci est surtout célèbre pour avoir donné naissance au prince Chouen-hien-ts in-ivang ^ ^ ^ ,

père de l’empereur actuel elle a eu également de Tao-kouang :

Tchong-touan-kiun-u'ang ( huitième prince)^

Fou-king-kiun-ivang ^

Cheou-tchouang-kou-louen-kong-tchou, ^ ^

Houo-fei fut la première des femmes de Tao-kouang qui lui ait donné un fds, le prince Yin-tche-Kiun-Wang, PI Ê SP î ' les descendants existent encore.

Tong-kouei-fei a été la mère de Clieou-hi-houo-chouo-kong-tchou,

Plan de Mou-tong-ling.

ANNALES Dü MUSÉE GUIMET

Siang-fei eut une fille, Cheou-tsang-houo-chouo-kong-tchou, ^ m P fl pj ^ et un fils, Touen-Idn-ts in-tvang , ||||

^ , qui, adopté par son oncle ïowen-/tâ?e

fut lui-même le père du Touan-kiun-icang Tsai-yi,

^ , chef de l’association des Boxeurs et père du Ta-a-ko,

ex-héritier présomptif du trône.

La direction générale du cimetière de Mou-tong-ling est sensiblement perpendiculaire à l’axe de Mou-ling et, par conséquent, à peu

Avenue de Mou- touÿ-ling.

près nord-sud, de même, du reste, que presque tous les autres cimetières que nous aurons désormais à décrire.

En quittant Mou-ling dans la direction du Nord, on arrive presque immédiatement dans une avenue de vingt-cinq mètres de large, bordée de sapins; cette allée a environ deux cents mètres de longueur et se termine à un pont en marbre.

Avant d’atteindre ce pont, on a à sa droite un enclos fermé par un mur peint en rouge avec un chaperon en tuiles jaunes. Cet enclos renferme une cour pavée dans laquelle se trouvent quatre bâtiments semblables à ceux que nous avons trouvés dans le Cheng-t'ing de Mou-

ling, et servant aux mêmes usages, c’est-à-dire à loger les pompes à incendie et les cuves en bronze et à préparer les offrandes.

A partir de cet enclos, et jusqu’au pont, l’avenue est dallée sur une largeur de huit mètres.

Le pont en marbre, avec piles en brise-lames, est doublé à droite et à gauche par deux passerelles en pierre grise distantes d’environ trente mètres.

Au sortir du pont, on entre dans une grande avant-cour dallée

Four à holocaustes de Mou-tong-liiig.

contenant les maisons habituelles des gardes, tong-siun et si-siun, et leurs annexes.

Le monument proprement dit est situé au fond d’un vallon entouré de trois côtés par des collines boisées d’une soixantaine de mètres de hauteur, à pentes abruptes ; on y accède par une rampe en marbre à petits gradins à crémaillère entaillés dans des blocs de marbre, à raison de sept par bloc.

Cette rampe a douze mètres de largeur ; au-dessus d’elle est une terrasse de trois mètres de large, puis la porte d’entrée surélevée de quatre marches.

Cette porte, supportée par quatre colonnes peintes en rouge, forme péristyle et abrite les râteliers d’armes de parade des gardiens.

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ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Le mur d’enceinte dans lequel elle s’ouvre est construit de la façon suivante: quatre-vingts centimètres en briques sèches, un cordon de marbre blanc, deux mètres de maçonnerie en briques recouvertes d’un enduit rouge, un cordon en pierre blanche formant moulures, puis un chaperon en tuiles jaunes.

La triple porte est peinte en rouge, avec de gros clous à tête dorée; des têtes de tigre, simulant les heurtoirs, y sont peintes en or; la porte du milieu est plus haute et plus large que les deux autres; elle est surmontée de la dédicace impériale à demi cachée par le grillage protecteur.

Le portique une fois franchi, on descend quatre marches, et l’on se trouve dans une cour pavée de briques et plantée de sapins à droite et à gauche; dans cette cour s’élèvent deux fours à holocauste en céramique jaune avec des ornements verts, puis deux petits palais surélevés de quatre marches et se faisant face. Ces deux bâtiments ont des vérandas avec poutres coloriées; ils sont divisés chacun en trois compartiments occupés, ceux de la maison de droite par des lits-autels, ceux de la maison de gauche par des lits de camp. Les plafonds sont recouverts de papier peint représentant des chauves-souris rouges dans la maison de droite (V. pl. II), et des fleurs dans celle de gauche.

Temple de Mou-tong-ling.

Pl. II do-",.).

Caisson

Caisson du plafond du temple de Tch’ang-Iing.

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Caisson du plafond d’un petit palais de Mou-tong-ling.

Caisson du plafond du temple de Tcli’ang-si-ling.

Le fond de la cour est occupé par la pagode dédiée aux mânes des impératrices et des concubines impériales.

Ce temple est placé sur une terrasse surélevée de quatre marches, au bord de laquelle on remarque, de droite à gauche, une grue, deux brûle-parfums et un cerf, le tout en bronze ; la grue et le cerf ne sont d’ailleurs eux-mêmes que deux brûle-parfums : les ailes de la grue sont

le même usage.

Toutes les ouvertures entre le toit et la maçonnerie et les petites rosaces d’aération pratiquées tout autour du temple sont soigneusement fermées par de la toile métallique, pour empêcher les oiseaux d’entrer.

Les portes sont au nombre de trois, chacune à quatre battants rouges

ANN. G. — 6

Grue et cerf eu bronze de Mou-tong:-ling;.

mobiles, cachant l’ouverture par laquelle on introduit la braise et les aromates; une partie du dos du cerf est détachée et forme couvercle pour

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

avec des coins et des fdets dorés ; à droite et à gauche il existe des

fenêtres fermées de la même façon.

Le plafond à caissons (v. pi. II) est soutenu par six colonnes en bois peintes en rouge.

Au-dessus de la porte d’entrée se lit la dédicace impériale.

Au fond dn temple, se trouvent trois alcôves identiques comme tentures à celles de Mou-ling ; l’alcôve de droite contenait trois tablettes en bois doré , celles de : Tchouang-chouen-

houang-kouei-fei, Tch'eng-kouei-fei et Kia-kouei-fei.

L^alcôve du milieu contenait Tunique tablette de lliao-lsing tch'enghouang-heou , près de laquelle se trouvait une petite plaquette en ivoire portant, en caractères chinois, le nom de la même impératrice, reproduit

sur Taulre face, sous une coulisse, en caractères mantchous.

L’alcôve de gauche renfermait les tablettes de T'ong-kouei-fei,

Ilouo-fei, Tdi ang-fei et Siang-fei.

Ces tablettes, ainsi que toutes celles que nous avons pu retrouver, ont été rendues, à la paix, aux mandarins gardiens des Siling, qui attachaient une toute particulière importance a leur conservation.

Devant Talcôve centrale, il y avait un trône et une table; devant celle de gauche, quatre trônes et quatre tables; devant celle de droite, trois trônes et autant de tables.

Echelle i i i ] i-t- . \

Plan du temple de Mou-tong-ling.

ANNALES DU MUSEE ÜUIMET

Les Pin^ Kouei-jen et Ta-ying ne semblent pas avoir eu droit à de pareils honneurs, car je n’ai pas vu de sièges qui leur soient réservés et, en tout cas, il m’a été impossible de retrouver leurs tablettes. En face du trône central se trouvaient les cinq offrandes règlementaires en cloisonné ; tout autour de la salle il existait des lanternes et des vases à vin, comme à Mou-ling, et, dans les angles, se dressaient d’énormes

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Taljlelle en ivoire de Iliao-tsing.

bouquets de fleurs en papier, fort bien imitées si l’on ne tient pas compte des dimensions très exagérées. Derrière le temple, à cinq mètres environ en arrière, existe une plate-forme à laquelle on accède par trois escaliers de cinq marches ; celte terrasse de six mètres de large supporte trois escaliers de quatorze marches aboutissant chacun à une porte.

La porte centrale, beaucoup plus large que les deux autres, est bordée de panneaux en céramique jaune, rouge et verte (v. pi. et

SI - l.ING

de sculptures sur marbre blanc. On remarque au-dessus de cette porte une inscription trilingue indiquant le nom du cimetière.

Les panneaux des battants sont ornés de clous et de heurtoirs dorés ;

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Inscription de l'entrée de l’enclos funéraire de Mou-tong-ling;.

derrière eux se trouve l’enceinte réservée à la tombe de Iliao-tsingfch'eng-houang-heou, enclos pavé en briques et planté de six sapins à droite et à gauche. Iliao-tsing est enterrée à l’écart des autres femmes de

Entrée de l’enclos funéraire de Mou-tong-ling.

Tao-kouang inhumées à Mou-tong-ling, parce qu’elle est la seule qui ait porté le titre de Ilouang-heou,

A six mètres de l’entrée se trouve un autel en marbre blanc sculpté supportant les cinq offrandes traditionnelles également en marbre. Huit

ANNALES DU MUSÉE OUIMET

mètres plus loin, un escalier de six marches aboutit à une plate-forme de

Tombeau de Iliao-tsing.

dix mètres environ de côté supportant le tombeau cylindrique en briques

Tombeau de Tchouans-chouen. »

grises avec un soubassement en marbre blanc sculpté et une coupole en *

tuiles vernissées jaunes avec des gargouilles.

s I - LI N G

Les portes de droite et de gauche de l’enclos funéraire donnent toutes deux accès au cimetière commun; mais, si on entre par celle de gauche, on rencontre d’abord devant soi un espace vide jusqu’à hauteur du chevet de l’enceinte réservée, tandis que, en pénétrant par celle de droite, on se trouve immédiatement devant le monument de Tchouang-chouenhouang-koue i-fe i .

Cette tombe à l’écart des autres (Tchouang-chouen est la grand'mère de Kouang-siul est plus volumineuse qu’elles; elle est surélevée de cinq marches et son cylindre peint en jaune possède un soubassement en marbre sculpté ; elle est également la seule du cimetière à être précédée

Tombeaux des femmes de Tao-kouang.

d’une allée pavée en briques. Derrière elle sont rangées, sur trois demicirconférences concentriques, les autres tombes ; celles de la première rangée sont supportées par cinq marches ; celles des deux autres, par trois marches seulement.

Le premier rang se eompose, de droite à gauche, des monuments de : Tien-pin^ Iloiio-fei, Tch'ang-fei, Siang-fei et Chouen-pin.

La deuxième rangée, toujours de droite à gauche, comprend les tombes de : Ting-kouei-jen, P'ing-kouei-jen, Li-kouei-jen, Tong-koueifei et Tell eng-kouei-fei.

Au dernier rang sont les sépultures de : Mou-ta-ging , Heng-pin, Kia-kouei-fei, Yu-pin, Na-kouei-jen.

Les trois tombes de T'ong-kouei-fei, TcJi eng-kouei-fei^ Kia-kouei-

ANNALES DU MUSÉE UUIMET

fei sont peintes en jaune ; les autres sont passées <à l’ocre rouge et nos soldats, qui ont une aptitude remarquable pour découvrir les similitudes, ont eu bien vite fait de les traiter de boites d'endaubage^ par analogie avec les conserves dont les Subsistances militaires sont quelquefois prodigues envers eux, et sans respect aucun pour les augustes personnes qui y sont renfermées. De nombreux sapins bordent, à l’intérieur et à l’extérieur, le mur d’enceinte de cette nécropole.

Phénix.

(D'après un vase île Mou-tong-lin" J

TOMBEAUX DU GROUPE DE kIA-K’Il\G

S H Pi

Tc’hang-si-ling est le tombeau d’une impératrice de l’Esb femme de

l’empereur Kia-k’ing, K'ang-ts'eu-houang- lai-heou ^

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, qui a reçiu au moment de sa mort et de son apothéose, le nom de

Hiao-ho-jouei-houang-heou,

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