ANN. G. — S.-L
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
Elle fut mère de Touen-kiiie-ts'in-wang qui adopta le père du prince Touan, et grand’mère de Joiiei-min-kiun-ivang qui, de son côté, adopta le chef lui-même de l’association des Boxeurs.
Tch’ang-si-ling est précédé de deux passerelles en pierre grise et d’un pont en marbre blanc à trois arches dont les clefs de voûte sont sculptées en forme de têtes de dragons et dont les colonnettes sont surmontées de fleurs de lotus.
L’ensemble du monument est placé sur une terrasse pavée en briques ;
Cour extérieure de Tch’ang-si-ling.
extérieurement et sur la droite de cette terrasse, on remarque un puits et xxncheng-t'ing., ou enclos pour la préparation des sacrifices. Cet enclos, fermé d’un mur peint en rouge avec un chaperon en tuiles jaunes, contient quatre bâtiments renfermant des cuves, des marmites, des pompes à incendie, des civières et une espèce d’autel en briques, de la forme des autels grecs et romains, surmonté de grandes plaques de fonte pour arrêter la fumée. Une grande cuve en bronze se trouve dans la cour.
Les deux maisons de gardes, si-siun et tong-siun, sont peintes en rouge avec des toitures jaunes ; elles ont chacune sa petite cuisine isolée.
Plan de Tch’ang-si-ling.
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Le mur d’enceinle du mouuuieut est de la couleur uaturelle de la brique grise, coupé à mi-hauteur par uue large bande horizontale rouge occupant le tiers de la superficie totale ; le chaperon est en tuiles jaunes.
Ce mur est percé d’un portique à toit jaune surélevé de quatre marches ; on y accède de front par une rampe, et sur les côtés par des escaliers.
Derrière ce portique est la cour du temple de l’esprit de l’impératrice. A droite et à gauche de l’entrée, on remarque deux fours à holocaustes en céramique jaune sans ornements verts, puis deux maisons rouges à toits jaunes : celle de gauche contient trois chambres avec des lits de camp, celle de droite une alcôve en bois ouvragé tendue de damas jaune, renfermant un lit-autel sur lequel devaient être placées, en certaines circonstances, des tablettes commémoratives ou votives.
Le temple, entouré de sapins, est construit sur une terrasse au fond de la cour ; on y accède par un escalier de six marches.
Sur le bord de la terrasse sont placés, sur des socles en marbre, deux brûle-parfums, un cerf et une grue d’un style beaucoup plus archaïque que ceux de Mou-tong-ling.
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Inscription de l’entrée de l'enclos funéraire de Tch’ang-si-ling.
Au-dessus de la porte, en caractères dorés sur fond bleu, se lit la dédicace impériale.
Entrée de l’enclos funéraire de Tch’ang-si-linj.
Tombeau de lliao-lio.
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Le plafond à caissons verts, ornés de phénix d’or, est supporté par des colonnes en bois peintes en rouge (v. pl. II).
Au fond du temple sont trois alcôves dont une seule, celle du milieu, contient un lit en bois de couleur naturelle avec des fdets dorés; les deux autres servaient de magasins d’accessoires.
Devant l’alcôve centrale il existe un trône et une table ; en face de
Grue et cerf en bronze de Tch’ang-si-ling.
cette table, des consoles en bois doré supportent les cinq offrandes également en bois doré.
Derrière le temple se trouve l’entrée de l’enclos funéraire à laquelle on arrive par un pont central et deux passerelles latérales.
La porte centrale, bordée de panneaux en tuiles émaillées à fleurs jaunes et vertes (v. pl. I), est surmontée d’une inscription en marbre blanc donnant le nom du cimetière ; il n’y a pas d’incriptions sur la face intérieure.
Le cimetière proprement dit est planté de sapins à droite et à gauche, et contient un autel portant les cinq offrandes en marbre blanc.
Deux terrasses successives surélevées, la première de dix marches.
la seconde de six seulement, supportent le tombeau cylindrique en briques grises avec un soubassement en marbre blanc sculpté et une coupole en tuiles jaunes, de même que la bordure du petit muret formant gouttière et forçant l’eau de la pluie à s’écouler par les gargouilles.
Le mur d’enceinte du cimetière est, comme celui qui entoure tout le monument, gris, avec une large bande rouge.
Chauves-souris.
(D'après une peinture murale.^
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ir. - TCH’AISG-FEI-LING
De même que Mou-tong-ling, Tch’ang-fei-ling ou Tch’ang-lingfei contient dix-sept tombes dont quatorze seulement sont occupées.
Cette anomalie peut s’expliquer par le fait que c’est l’empereur lui-même qui désigne la place que doit occuper dans le cimetière chacune de ses femmes suivant le titre qu’il lui a attribué, et que Kia-k’ing, foudroyé au milieu d’une partie de chasse, a été surpris par la mort avant d’avoir pu parfaire le nombre de ses concubines appelées à l'honneur de la sépulture impériale.
A Tchang-fei-ling reposent :
I® Houo- yu-houang-Jiouei-
fei, f<Q ^ ;S; jiC
2° Kong-chouen-hoiiang-koiiei-fei, ^ j[|| ^
3« Chou-fei, gP
Pl. III (50-57).
Caisson du plafond du temple de T'ai-ling:.
Caisson du plafond du temple d’A-ko-ling.
Caisson du plafond du temple de Houai-ling.
Caisson du plafond du temple lie T’ai-tong-ling.
Houa-fei,
Tchouang-fei,
Sin-fei,
in
'iE
Ngen-pin,
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Jong-pin,
Siun-pin,
lO*^
Kien-pin,
ÆA-
Tch'ouen-pin,
Ngan-pin,
Yun-kouei-jen,
Adr
Yu-kouei-jen,
toutes femmes de l’empereur Kia-k’ing.
La seconde d’entre elles, Kong-chouen-houang-kouei-fei^ fut la mère d’un Cinquième Prince, nommé Houei-touan-ts'in-ivang ^
^ , qui donna naissance au prince, ou pei-tseu, M L- Yimouo, , conservateur du cimetière pendant l’occupation fran-
çaise. Ce dernier prince, n’ayant pas d’enfant mâle, a adopté le duc Tsai-t'ao, , le plus jeune frère de l’empereur Kouang-siu.
ANN. G
Vue d’ensemble de Tch’ang-fei-ling.
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Aucune des personnes enterrées à Tch’ang-fei-ling n’ajant porté le titre d’impératrice, les toitures et les chaperons des murs de tout le monument, ainsi que leurs ornements, sont en tuiles vertes, au lieu d’être en tuiles jaunes.
Arêtier du temple de Tch’ang-fei-ling.
Tch’ang-fei-ling est précédé d’un pont en marhre et de deux passerelles, après lesquels on trouve les deux maisons de gardes accompagnées de leurs cuisines ; le mur d’enceinte, rouge et gris, est percé d’un portique peint en brun rouge avec une charpente vert, bleu et or.
La cour enfermée der- rière ce portique est plantée de sapins des trois côtés et contient, tà droite, un unique four à holocaustes entièrement vert et, au fond, le temple dédié aux esprits des femmes impériales. Ce temple ne porte pas de dédi-
Plan du temple de T ch’ang-fei-ling.
cace; il est surélevé de quatre marches; son plafond bleu, vert et or (v. pl. V), est supporté par des colonnes en bois rouge. Le fond du temple est occupé par trois alcôves, dont une senle contient un lit-autel; devant cette alcôve est une grande table avec six trônes en bois rouge et or, destinés aux esprits des Ilouang-kouei-fei et des Fei ; les âmes des dames de moindre importance ont, pour leur part, des séries de petites tables sans sièges, alignées en potence à droite et à gauche de la grande table.
Devant cette dernière, les socles en bois doré supportent les cinq offrandes en cuivre doré, d’un poids
Vase en cuivre
du temple de Tch’ang-fei ling.
Tombeaux des femmes de Kia-k’inj;'.
supérieur à celui que l’on rencontre habituellement. Au lieu d’être isolé
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au centre de la cour comme les autres temples des Si-ling, celui deTch’angfei-ling est adossé au mur d’enceinte de l’enclos funéraire, percé de deux portes brunes ornées de grosses tètes de clous dorés.
Les tombes, uniformément surbaussées de quatre marches sauf celles de la dernière rangée qui n’en ont que trois, sont placées sur quatre demi-cercles concentriques, les deux premiers composés de tombeaux peints en jaune, les deux derniers de monuments passés à l’ocre rouge.
La première rangée se compose, de droite à gauche, des tombes de Kong-chouen-houang-kouei-fei et de Houo-yu-houang-kouei-fei.
La deuxième rangée, toujours de droite à gauche, contient d’abord une tombe vide, puis celles de Houa-fei, Chou-fei, TcJi ouen-fei et Sin-fei.
Dans la troisième rangée sont d’abord une tombe vide, puis les tombes de Ngen-pin, Jong-pin, Siun-pin, Kien-pin, Tchouung-pin, Ngan-pin et une tombe vide.
La dernière rangée se compose des tombes de dimensions beaucoup plus modestes de Yun-kouei-jen et de Yu-kouei-jen ; à droite et à gauche de ces deux tombeaux sont deux caveaux vides sans monument.
Fô en bronze.