‹ Sicle de Louis XIVChapitre 144 sur 447 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

côté, pressait les Suisses de refuser ce passage; mais l’Empire et l'Espagne ne prodiguaient que des raisons et des prières ; le roi, avec de l’argent comptant, détermina les Suisses à ce qu’il voulut: le passage fut refusé. Louis, accompagné de son frère et du fils du grand Condé, assiégea Besançon L 11 aimait la guerre de sièges, et pouvait croire l’entendre aussi bien que les Condé et les Turenne; mais tout jaloux qu’il était de sa gloire, il avouait que ces deux grands hommes entendaient mieux que lui la guerre de campagne. D’ailleurs, il n’assiégea jamais une ville sans être moralement sûr de la prendre. Louvois faisait si bien les préparatifs, les troupes étaient si bien fournies, Vauban, qui conduisit presque tous les sièges, était un si grand maître dans l’art de prendre les villes, que la gloire du roi était en sûreté. Vauban dirigea les attaques de Besançon : elle fut prise en neuf jours (15 mai 1674) ; et au bout de six semaines toute la Franclie- Cnmté fut soumise au roi. Elle est restée à la France, et semble y être pour jamais annexée : monument de la faiblesse du ministère autrichien-espagnol, et de la force de celui de Louis XIV

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