‹ Sicle de Louis XIVChapitre 146 sur 447 · SiNTZHEiM, sur l’Elsatz, affluent · texte numérisé non relu

SiNTZHEiM, sur l’Elsatz, affluent

force celte ville ; et en même temps il attaque et met en fuite Caprara^ général de l’Empereur, et le vieux duc de Lorraine, Charles IV, ce prince qui passa toute sa vie à perdre ses États et à lever des troupes, et qui venait de réunir sa petite armée avec une partie de celle de l’Empereur. Turenne, après l’avoir battu, le poursuit, et bat encore sa cavalerie à Ladenbourg^ (juillet 1674); de là il court à un autre général des Impériaux, le prince de Bournonville, qui n’attendait que de nouvelles troupes pour s’ouvrir le cbemin de l’Alsace ; il prévient la jonction de ces troupes, l’attaque, et lui fait quitter le champ de bataille (octobre 1674)^.

L’Empire rassemble contre lui toutes ses forces ; soixante et dix mille Allemands sont dans l’Alsace; Brisacb et Pbilipsbourg étaient bloqués par eux. Turenne n’avait plus que vingt mille hommes effectifs tout au plus*. (Décembre). Le prince de Condé lui envoya de Flandre quelque secours de cavalerie; alors il

du Necker, ville de Bavière, dans l’ancienne Souabe, à 20 kilomètres au sud d’Heidelberg. « Cette victoire, dit la Fare, donna un heureux commencement à cette campagne, qui d’abord paraissait devoir être funeste à la France ; car jamais elle n’avait eu jusque-là tant d’ennemis à combattre, ni vu contre elle de si grosses armées. Le dedans du royaume paraissait mal disposé, la Guyenne, la Normandie et la Bretagne étant prêtes à se révolter. »

1. Gaprara (Ænéas-Sylvius, comte de), neveu du général Piccolomini, né à Bologne en 1631, mort en 1791. 11 fit, dit-on, quarante-quatre campagnes au service de l’Empereur.

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