‹ Sicle de Louis XIVChapitre 265 sur 447 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

LOUIS XIV CONTINUE A DEMANDER LA PAIX ET A SE DÉFENDRE. LE DUC DE VENDOME AFFERMIT LE ROI d’eSPAGNE SUR LE TRONE.

Non-seulernent les ennemis avançaient ainsi pied à pied, et faisaient tomber de ce côté toutes les barrières de la France; mais ils prétendaient, aidés du duc de Savoie, aller surprendre la Franche-Comté et pénétrer par les deux bouts dans le cœur du royaume. Le général Merci*, chargé de faciliter cette entreprise en entrant dans la haute Alsace par Bâle, fut heureusement arrêté près de l’île de Neubourg, sur le Rhin, par le comte, depuis maréchal Dubourg* (26 auguste 1709). Je ne sais par quelle fatalité ceux qui ont porté le nom de Merci ont toujours été aussi malheureux qu’estimés. Celui-ci fut vaincu de la manière la plus complète. Rien ne fut entrepris du côté de la Savoie^,

l. Cette phrase est traînante et embarrassée; c’est une exception dans cette prose si vive et si nette de Voltaire.

'î. Après la bataille de Malplaquet, la détresse était encore au comble :

« On ne peut plus faire le service, » écrivait Fénelon, qu’en escroquant de » tous côtés ; c’est une vie de bohé- » miens, et non de gens qui gouver- » nent. » Fénelon avait alors rendu les plus grands services à 'armée vaincue; il avait prodigué ses richesses, fait de son palais un hôpital et pansé les blessés de ses propres mains. Les ennemis, leins d’admiration, respectèrent ses iens, et les soldats de Marlborough

escortèrent plus d’une fois les blés destinés à l’armée de Villars.

3. Mercy (Glaude-FJorimond, comte de), petit-fils de celui qui fut tué à Nordlingen, né en 1666, tué en 1734, près de Parme.

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