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Du Bourg. — Voir à la page

Ce fut près de Rumersheim qu’il remporta cette victoire importante.

5. Voltaire, qui n’aimait pas le maréchal de Berwick, n’a rien dit de ses campagnes de 1709 à 1712; avec fort peu de ressources, il sut défendre la Provence et le Dauphiné contre les attaques des troupes de Savoie, qui passaient les Alpes pour menacer le Languedoc et la Franche-Gomté.

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mais on n’en craignait pas moins du côté de la Flandre ; et l’intérieur du royaume était dans un état si languissant, que le roi demanda encore la paix en suppliant. Il offrait de reconnaître l’arcliiduc pour roi d’Espagne, de ne donner aucun secours à son petit-fils et de l’abandonner à sa fortune ; de donner quatre places en otage, de rendre Strasbourg et Brisacli, de renoncer à la souveraineté de TAlsace et de n’en garder que la préfecture; de raser toutes ses places, depuis Bâle jusqu’à Philipsbourg; de combler le port si longtemps redoutable de Dunkerque et d’en raser les fortifications; de laisser aux États- Généraux Lille, Tournai, Ypres, Menin, Fumes, Condé, Maubeuge. Voilà les points principaux qui devaient servir de fondement à la paix qu’il implorait.

Les alliés voulurent encore goûter le triomphe de discuter les soumissions de Louis XIV. On permit à ses plénipotentiaires de venir, au commencement de 1710, porter dans la petite ville de Gertruydenberg 1 les prières de ce monarque. Il choisit le maréchal d’Uxelles^, homme froid, taciturne, d’un esprit plus sage qu’élevé et hardi, et l’abbé, depuis cardinal de Polignac^, l’un des plus beaux esprits et des plus éloquents de son siècle, qui imposait par sa figure et par ses grâces. L’esprit, la sagesse, l’éloquence ne sont rien dans des ministres, lorsque le prince n’est pas heureux. Ce sont les victoires qui font les traités. Les ambassadeurs de Louis XIV furent plutôt confinés qu’admis à Gertruydenberg Les députés venaient entendre leurs offres, et les rapportaient à La Haye au prince Eugène, au duc de Marlborough, au comte de Zinzendorf, ambassadeur de l’Empereur; et ces offres étaient toujours reçues avec mépris. On leur insultait par des libelles outrageants, tous composés par des réfugiés français, devenus plus ennemis de la gloire de Louis XIV que Marlborough et Eugène.

Les plénipotentiaires de France poussèrent Phuinilialion jusqu’à promettre que le roi donnerait de l’argent pour détrôner Philippe V, et ne furent point écoutés On exigea que Louis XIV,

1. Gertruydenberg. place forte du Brabant hollandais, sur le Biesboch ; les Français la prirent en 1793, les Russes en 1813.

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