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C’est ce qu’on appelait les Présides de Toscane

8. Le détroit et la baie d’Hudson étaient le principal théâtre du commerce des pelleteries; Terre-Neuve et l’Acadie ferment le golfe du Saint- Laurent. Les Français gardaient l’île du Cap-Breton, le droit de pêche et de sécherie sur une partie des côtes de Terre-Neuve; mais le Canada était compromis ; on cédait encore la moitié française de Saint-Christophe dans les Antilles.

9. Ainsi Philippe V transféra à une compagnie anglaise pour trente ans, le privilège de Yassiento ou du transport des nègres en Amérique.

1. On rendit à Victor-Amédée la Savoie et Nice; on lui cédait encore Château-Dauphin; il donnait à la France la vallée de Barcelonnette, et la maison de Savoie était substituée à celle de Bourbon sur le trône d’Espagne, dans le cas où s’éteindrait la postérité de Philippe V.

2. Voltaire se sert habituellement de l’expression : dans le continent. On dit plus ordinairement sur le continent.

3. Exilles, sur la Doria Riparia, est une forteresse importante, qui couvre la route du mont Genèvre.

Fenestrelle, sur la Clusone, au débouché du col du mont Genèvre, est une place très-forte. Lavallée de Pragelas ou Pragetato, sur le haut Clusone, est défendue par plusieurs forts.

4. Les villes qui formaient cette barrière étaient Fumes, le fort Knocke, Ypres, Menin, Tournai, Mons, Char'eroi, Namur, la citadelle de Gand.

encore compter parmi les articles glorieux au ministère anglais d'avoir tait consentir Louis XIV à taire sortir de prison ceux de ses propres sujets qui étaient retenus pour leur religion L C’était dicter des lois, mais des lois bien respectables.

Enfin la reine Anne, sacrifiant à sa patrie les droits de son sang et les secrètes inclinations de son cœur, faisait assurer et garantir sa succession à la maison de Hanovre.

Quant aux électeurs de Bavière et de Cologne, le duc de Bavière devait retenir le duché de Luxembourg et le comté de Namur, jusqu’à ce que son frère et lui fussent rétablis dans leurs électorats ; car l’Espagne avait cédé ces deux souverainetés aux Bavarois en dédommageant de ses pertes, et les alliés n’avaient pris ni Namur ni Luxembourg.

Pour la France, qui démolissait Dunkerque et qui abandonnait tant de places en Flandre, autrefois conquises par ses armes et assurées par les traités de Nimègue et de Ryswick, on lui rendait Lille, Aire, Béthune et Saint- Venant.

Ainsi il paraissait que le ministère anglais rendait justice à toutes les puissances. Mais les whigs ne la lui rendirent pas ; et la moitié de la nation persécuta bientôt la mémoire de la reine Anne, pour avoir fait le plus grand bien qu’un souverain puisse jamais faire, pour avoir donné le repos à tant de nations. On lui reprocha d’avoir pu démembrer la France et de ne l’avoir pas fait

Tous ces traités furent signés l’un après l’autre, dans le cours de Lannée 1713^. Soit opiniâtreté du prince Eugène, soit mauvaise politique du conseil de l’Empereur, ce monarque n’entra dans aucune de ces négociations. Il aurait eu certainement Landau et peut-être Strasbourg, s’il s’était prêté d’abord aux vues de la reine Anne. Il s’obstina à la guerre, et il n’eut rien. Le maréchal de Villars, ayant mis ce qui restait de la Flandre française en sûreté, alla vers le Rhin ; et après s’être rendu maître

1. Les historiens n’ont pas parlé de cette condition qui aurait été acceptée par Louis XIV.

2. O La reine Anne envoya au mois d’Auguste son secrétaire d’Etat, le vicomte de Bolingbroke, consommer la négociation. Le marquis de Torcy fait lin très-grand éloge de ce ministre, et dit que Louis XIV lui fit l’accueil qu’il lui devait. En effet, il fut reçu à la cour comme un homme qui venait donner la paix; et lorsqu’il vint à l’Opéra, tout le monde se leva pour lui faire honneur; c’est donc une grande calomnie,

dans les Mémoires de Maintenons de dire, page lia du tome V ; - Le mépris » que Louis XIV témoigna pour milord » Bolingbroke ne prouve point qu’il » l’ait eu au nombre de ses pension- » naires. » Il est plaisant de voir un tel homme parler ainsi des plus grands hommes. » (Note de Voltaire.)

3. La paix d Utrecht fut signée le 11 avril 1713 entre la France d’une ; part , l’Angleterre , le Hollande , la ; Prusse, le Portugal, la Savoie, de l’autre.

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