Saint-Evremond. — Voir la page 339, note
3. La duchesse de Mazarin (Hortense Mancini), née en 1646, morte à Chelsea, près de Londres, en 1699, fut malheureuse par son mariage avec Armand de La Meilleraye, duc de Mazarin ; elle demanda sa séparation en 1666, s’enfuit de Paris en 1668, et, après bien des courses aventureuses, vint se fixer en Angleterre (1675). La Fontaine, dans une lettre à Saint-Evremond, a dit d'elle :
Hortense eut du ciel en partage
La grâce, la beauté, l’esprit; ce n’est [pas tout ;
Les qualités du cœur, ce n’est pas tout [encore :
Pour mille autres appas le monde en- [tier l’adore
Depuis l’un jusqu’à l’autre bout. L’Angleterre à ce point le dispute à la [France.
Votre héroïne rend nos deux peuples [rivaux.
4. La duchesse de Zell était fille du seigneur d’Olbreuse, gentilhomme de Poitou, qui, à la révocation de l’édit de Nantes, vint s’établir dans le Brandebourg. Le duc de Zell, Georges-Guillaume, épousa M^'® d’Olbreuse, belle et sage. Leur fille fut mariée à l’électeur de Hanovre, qui fut le roi d’Angleterre Georges 1®'“.
5. La langue française est aussi devenue, grâce à sa clarté, la langue diplomatique par excellence.