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DES BEAUX-ARTS EN EUROPE DU TEMPS DE LOUIS XIV

Nous avons assez insinué dans tout le cours de cette histoire que les désastres publics dont elle est composée, et qui se succèdent les uns aux autres presque sans relâche, sont à la longue effacés des registres des temps. Les détails et les ressorts de la politique tombent dans l’oubli : les bonnes lois, les instituts^, les monuments produits par les sciences et par les arts, subsistent à jamais.

La foule des étrangers qui voyagent aujourd’hui à Rome, non en pèlerins, mais en hommes de goût, s’informent peu de Grégoire VII et de Boniface VIII ; ils admirent les temples que les Bramante et les Michel-Ange ont élevés, les tableaux des Raphaël, les sculptures des Bernini ; s’ils ont de l’esprit, ils lisent l’Arioste et le Tasse, et ils respectent la cendre de Galilée. En Angleterre, on parle un moment de Cromwell ; on ne s’entretient plus des guerres de la rose blanche mais on étudie Newton des

mort en 1752, n’a jamais peut-être été surpassé pour sa dextérité et le bonheur de ses opérations. Il était aussi habile observateur qu’excellent chirurgien.

1. «GhezlesHollandaisladiphthongue oe se prononce ou. » Voltaire.) — Boer- HAAVE (Hermann), né en 1668, mort en 1738, fut l’un des plus grands médecins du xviii* siècle. Sa réputation fut si grande qu’un étranger lui écrivit une

lettre avec cette suscription : « A Boerhaave, médecin en Europe; » et la lettre parvint à son adresse.

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