‹ Sicle de Louis XIVChapitre 51 sur 447 · Son père était mort en · texte numérisé non relu

Son père était mort en

(Note de Voltaire.)

2. Lens, petite ville du Pas-de-Calais, à vingt-quatre kilomètres au nord d’Arras, avait été pris le 19 par les Espagnols; la bataille fut livrée le 20 et non pas le 10 août.

3. Les lieutenants de Gaston d’Orléans firent tout, principalement la Meilleraie, Gassion et Rantzau. Gravelines capitula le 28 juillet 1644 : Cour trai, le 29 juin 1646, et Mardyck, le 25 août.

4. Voltaire, à force de concision, est ici, comme dans plusieurs endroits, presque obscur et inexact. Turenne et le Suédois Wrangel, réunis en 1646, occupèrent Lawingen, Nordlingen et Donawerth; puis repoussèrent, par des manœuvres hardies et savantes, les Austro-Bavarois de la Souabe vers Munich. Le vieux duc de Bavière, Maximilien, craignant pour ses Etats, traita à Ulm, le 14 mars 1647. Puis il rompit le traité ; mais Wrangel et Koningsmark furent rejoints par Turenne, au

Le comte d’Harcourt prit Balaguer et battit les Espagnols L Ils perdirent en Italie Porto Longone. (1646) Vingt vaisseaux et vingt galères de France, qui composaient presque toute la marine rétablie par Richelieu, battirent la flotte espagnole sur la côte d'Italie

Ce n’était pas tout; les armes françaises avaient encore envahi la Lorraine sur le duc Charles IV, prince guerrier, mais inconstant, imprudent et malheureux, qui se vit à la fois dépouillé de son Etat par la France, et retenu prisonnier par les Espagnols Les alliés de la France pressaient la puissance autrichienne au midi et au nord. Le duc d’Albuquerque, général des Portugais, gagna (mai 1644) contre l’Espagne la bataille de Badajoz. Torstenson défit les Impériaux près de Tabor (mars 1645), et remporta une victoire complète. Le prince d’Orange, à la tète des Hollandais, pénétra jusque dans le Brabant.

Le roi d'Espagne, battu de tous côtés, voyait le Roussillon et la Catalogne entre les mains des Français. Naples, révoltée contre lui, venait de se donner au duc de Guise dernier prince de cette branche d’une maison si féconde en hommes illustres et dangereux. Celui-ci, qui ne passa que pour un aventurier audacieux, parce qu’il ne réussit pas., avait eu du moins la gloire d’aborder seul dans une barque au milieu de la flotte d’Espagne, et de défendre Naples sans autre secours que son courage

commencement de 1648 ; les alliés passèrent alors le Danube à Lawin^en, atteignirent l’ennemi à Zusmarshauseu, à trois lieues d’Augsbourg, et y remportèrent une victoire complète, le 17 mai 1648.

1. Le comte d’Harcourt (Henri de Lorraine), né en 1601, mort en 1666, arrivait en Espagne, précédé de la gloire de ses victoires en Italie ; il prit Roses (31 mai 1643), fut vainqueur à Llorenz \±3 juin) et reprit Balaguer (iO octobre).

2. L’amiral de Brézé avait été tué, à vingt-sept ans, devant Telamone (13 juin 1646) ; mais la Mei ileraie avec une nouvelle flotte prit Piombino, sur la côte de Toscane, et Porto Longone, dans l’île d’Elbe (octobre 1646).

3. Charles IV ne fut retenu prisonnier par les Espagnols qu’en 1634.

4. Henri 11 de Lorraine, duc de Guise, petit-fils de Henri pf le Balafré, était né en 1614. D'abord destiné à l'Eglise, promu à l’archevêché de Reims, il quitta l’état ecclésiastique, quand il devint l’aîné de sa famille. Mêlé aux der-

nières conspirations contre Richelieu, condamné à mort par contumace, il fut amnistié au commencement de la Régence.

5. Les habitants des Deux-Siciles étaient accablés d’impôts par les Espagnols ; Païenne se souleva le 20 mai 1647 ; puis Naples, le 7 juillet. Le peuple se donna pour chef le fameux Masaniello, qui se laissa tromper par le vice-roi et fut bientôt assassiné. Alors les Napolitains reprirent les armes et proclamèrent la république. Le duc de Guise, connu par ses duels, ses amours romanesques, ses aventures bizarres, était alors à Rome, où R sollicitait l’annulation de son second mariage pour en contracter un troisième. Il part, sans attendre les secours de la France, déploie le courage le plus brillant et le plus inutile, finit son expédition par trop aventureuse, en tombant entre les mains des Espagnols, et mérite cette parole des contemporains qui, le voyant à côté de Condé, disaient : Voilà les héros de la Fable et de l’Histoire.

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