‹ Sid Mohamed el MangaliChapitre 19 sur 31 · Chapitre relatif anx Bases Jannes an plumage · texte numérisé non relu

Chapitre relatif anx Bases Jannes an plumage

rayé.

Cette variété se nomme £1 Nirag, ou ne peut lui donner ni éloges ni blAraes. Les buses jaunAtrcs sont de bonne race, mais elles se déshabituent Tacilement et craignent le froid; mais, cependant, si elles s'apprivoisent, elles deviennent franches d'allures et chassent. Cette variété, a te front iré»large, elle est acharnée dans la poursuite du gibier. Elle a la queue longue.

Le poète a dit en parlant d'elle les vers suivants :

Ne te fie point à la buse jaunfktre pour la caille,

Elle trahit au moment de )a pluie.

Une fois, il te fera voir comt)ien il esi bon.

Mais, ensuite, il t'abreuvera h la coupe d'amertume.

La Buse noirâtre lui ressemble dans l'action.

Mais la Nlfaq tigrée est encore plus farouche.

Sache que la buse tigrée appelée Ntfaq, est la buse do la taille est la plus graûde, et dont la race est la plus nobi C'est avecelle que l'on chasse les plus grands oiseaux, ma elle a en propre le mauvais inslinct de la trahison, et elle donné lieu au proverbe qui dit : ■ plus traître que la bu; tigrée. >

A Bagdad, le Ra-Raq est la buse la plus noble de raci C'est là que l'on rencontre le plus de francolins et c'est pou, quoi les Bagdadieas la prisent si baut.

Vertus spéciales aux diverses parties des faucons et des busea.

Si l'on fait cuire un fïiucon avec de la graisse parfumé i l'extrait d'Iris, et que l'on frotte avec cette graisse les yeux on arrêtera les cataractes, et si la cataracte est déjà formé' dans l'œil, elle se dissipera.

Si on pétrit aesexcréments et que l'on en frotte les yeux, oi en retirera de l'utilité contre l'aveuglement. .

Le fiel de la buse, bu dans la proportion d'une dcmidragme soulagera des palpitations.

Cliftpitre BU F les Faucons de mer.

Cette espèce se divise en cinq variétés : le blanc est le plus beau, le plus uoble, Je plus rapide dans son vol, et celui qu'il est préférable d'employer pour chasser les oiseaux aquatiques. Je dirai plus bas son emploi dans les divers pays, et la manière nsilée chez les dilTérenls peuples. Le faucon jaune a un naturel généreux, sa manière de planer cl ses besoins restreints le rendent incomparable pour la chasse. Le faucon jaune dressé à la chasse est Adèle à son mallre, et s'il s'égare, c'est qu'il s'est égaré par entralnemenL S'il s'égarait, tu le verrais changer de couleur, et s'il rencoolre uo homme il ira se jeter sur lui. Ce faucon est de tous les animaux de proie celui qui revient le plus vers rhommo s'il s'égare, et il est prompt au retour près de son maître s'il a $té entraîné par son instinct chasseur.

T,Goo(^lc

Quant au faucon vert (la plupart des personnes disent vert pour indiquer la coulear noire et les habitants d'Irak désignent par vert, le noir qui a des reflets verdâtres, et nous dirons vert pour nous conformer à l'habitude), il est digne d'éloges, plein de bonnes qualités, mais le faucon jaunAtre est meilleur.

Le Ikucon dit sàkar chasse la sarcelle (sarsar) que les Damasquins appellent salsal, mais c'est une faute, et, dans la dénomii^atioD des oiseaux, on ne connaît que le nom de sarsar. Le plus grand nombre de ces oiseaux se rencontre près de Malatia, et il n'y a que le faucon de pure race qui puisse le chasser.

Et ce faucon noir aime cette couleur et la désire, ainsi que tous les autres faucons ; mais la plupart d'entre eux s'en retournent au moment de les touciier.

Dans l'Irak on trouve un oiseau qui ressemble au sarsar, mais il est plus gris et a les ailes marquées de rouge et de blanc. Les gens d'Irak recoanaissent la noblesse de la race des faucons, à la chasse des sarsars. Ces oiseaux se trouvent dans les clwrops ensemencés et rarement dans l'eau, et ordinairement les faucons les chassent dans la prairie. Les faucons sont plus agiles portés sur le poing, et si le fauconnier les néglige, ils sont pris de faiblesse et on peut craindre de les perdre. Les faucons noirs et rouges se valent pour les qualités, et il est très-rare de les trouver petits. Si le faucon s'élève et plane, il devient peu utile dans l'attaque du gibier ; mais si on le dresse, il chassera l'oie sauvage, le lièvre et l'outarde.

Beaucoup de personnes prétendent que les Européens et les Grecs sont plus savants que nous dans la science du fauconnier, et qu'ils rendent ces oiseaux plus acharnés à la poursuite du gibier ; mais cela ne peut être soutenu par une personne qui connaît son art, et nous ne pourrious le concéder que si les Grecs et les Européens possédaient des faucons de mer, mais ces faucons émigrent en franchissant la mer et ne s'arrêtent dans les Iles que pour s'y reposer pendant leur passage de la mer. Ils prennent ces faucons kabaoui dans les nids et les élè-

^,Gt)t)gle

,^mt v^n'^ ceipi'ila chassent ùmme les fuicons ; maisjes faucopa et les faucons de mer sont prétërables aux kahaooL Les Grecs prennent deux ou trois faucons, leur donnent à manger et chassent avec des chiens, et si leurs faucons n'ont pas l'aide des chiens, ils ne chassent point ; mais le faucon de mer chasse sans aide et il a le vol plus rapide et plus soutenu, mais il est plus sujet aux maladies, et souvent il se tue par la violence de son attaque contre le gibier de g taiUe,

Page 1