‹ Sid Mohamed el MangaliChapitre 8 sur 31 · Chapitre sur Ir ohaane du lonp · texte numérisé non relu

Chapitre sur Ir ohaane du lonp

Pour le prendre, on creuse une fosse au milieu de laquelle on laisse uue élévation avec un espace autour. Sur cette élévation au milieu, on attache comme appAt soit un agneau, soit UD chevreau, soit tel autre animal, et, ensuite, on recouvre la fosse delà manière que nous avons indiquée au chapitre de la hyène. Le loup tombera dans la fosse et l'on atilise sa peau. Quant à sa poursuite à cheval, il est utile que Je fasse à ce sujet cette observation, faite et éprouvée par les anciens, et qui est qu'il ne faut pas courir derrière lui, car il peut arriver que le cheval vienne à passer sur sa piste, ce qui peut faire crever le cheval. Mets-toi donc ea ^rde contre cela en te tenant éloigné de ses traces. Si tu viens à craindre le loup, il t'attaquera, mais si tu le méprises il s'avilit et il devient craintif. C'est sa nature qui le veut. Si le regard de l'homme surprend celui du loup et que le loup se voie découvert, il ne peut plus bouger, ses Jambes vacillent, peut-être môme tombera-l-il, on ne doit pas l'attaquer de face, il faut l'attaquer par derrière Si l'homme trouve quelque chose pour s'abriter le dos et s'appuyer, le loup ne pourra rien contre lui. Si le loup vient à te suivre, jette-lui un bout de ton turban, une corde, mais cela, dans le cas seulement où tu serais sans arme. Le meilleur est de lui lancer des pierres qu'il craint beaucoup. Quant à l'archer, il doit lui lancer des flèches et le tuer. Celui qui voudra que le loup ne s'approche point de ses brebis et qu'il ne rôde point autour, pendant la nuit, n'aura qu'à lire le chapitre yass du Coran qui dit : Nous avons placé devant vous «n barrage, et derriète vous un barrage, nows tes avons

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avtiiglis et ils ne voient point. Il doit réciter Ce verset trois fois, en faisant un circuit, et il doit terminer sa récitation à l'eudroit où il l'a commencée. Dieu très-iiaut veillera sur les brebis et les préservera de toute inquiétude et des voleurs, à moins qu'elles ne sortent de l'enceinte qui a été faite par la récitation du Coran et qui est devenue ainsi une bergerie. Par cette pratique on sort de peine.

Particularités.— Si on suspend la tête d'un loup sur un pigeonnier il ne lui arrivera jamais de mal.

L'œil droit placé sur un jeune garçon lui donnera un sommeil tranquille, et mis sur un voile et porté par un liomme, il préservera cet homme de la rencontre du lion, des voleurs, et cela tout le temps qu'il l'aura sur lui.

L'os de l'articulation de son pied droit, suspendu sur un homme, mettra cet iiomme à l'abri de tout mal et le préservera de toute attaque ennemie.

Sa dent canine, mise sous un morceau de peau de chameau et cousue dedans, portée par un homme, fera que le cheval de cet homme, a'il vient à courir, sera rapide et aura du fond.

L'auteur du Kbaouas dit : les vertus spécifiques des choses ont des particularités qui sortent des régies ordinaires.

Si l'on prend les parties sexuelles du loup, qu'on les fasse bouillir dans une marmite avec de l'eau et du sel, et qu'ensuite un liomme en prenne ua morceau et le mâche, cet homme verra ses passions violemment surexcitées.

On prend une ûente de loup entière, blanche, on la brise et l'on y trouvera un petit morceau d'os el quelques poils. On écrase le tout et oa le pétrit avec un peu d'eau tiède, (in donnera ce mélange à boire aux personnes qui souffrent des co- Uques, la nature se débarassera rapidement et le ventre se trouvera immédiatement libre. L'auteur du DJouàher dit : j'ai vu une personne qui a bu ces excrémeols et qui a été guérie ensuite des coliques et n'en a plus eu que de trèslégères. Ali-ben-El-Medini dans son livre sur les vertus spécifiques, dit que si l'on met du poil de loup sur les cordes d'un instrument de musique, on n'en entend plus le son — de

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même si Ton recouvre an tambour avec une peau de loup, il perdra le son.

Si un loup vieot à goûter du sang d'un homme, il s'acbar* nera sur cet homme et le combattra avec persiâtaace et sans relâche Ce fait peut être accepté par la raison.

La tête d'un loup eoterrée dans une bergerie fera dépérir les brebis tout le temps qu'elle y restera.

Mohamed-Ben-Mengali dit : Il ne faut point qu'il se trouve dans le pâtura^ des brebis un Ane, car s'il vient d, braire, les chiens qui gardent le troupeau suffoquent et deviennent malades. Ce fait est connu par les hommes d'expérience. La langue du loup coupe les os et les tranche comme un glaive afBlé, sans aucun bruit; on prétend que sa gueule est formée d'un seul os, dont les dents font partie. — On dit la ffl^e chose pour la hyène. Les Arabes prétendent que le lonp couvre les chiennes et qu'il en provient des métis que l'on appelle Dîsiem.

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