CHAPITRE
Sur len moyeiiH de se défendre eontre les lEons, de se préserver de leurs atteintes et de la manière de les tner & pied et A cheval ; cel& s'appliqaant également A l'éléphant, an tigre, à, la hyène, an loup et an sanglier.
Je commencerai i citer les noms divers donnés au lion et autres animaux ; ils sont les suivants : Anbes, Sàida, Uidra. — Fourtifisia, ainsi appelé à cause de sa force, Hissam, Elharmâz, Dhigam, Hizaî>er, El Daimaïiouz, El Litté, El KUsonar, ElDhourghama, El Riabel, on le surnomme Ebi El Harlhi etc; l'éléphant se nomme aussi Ketthoum; le loup s'appelle aussi Aous et Dou âla, Nehchar et Sid, etc. Le lionceau s'appelle El Cliîbel, le petit éléphant s'appelle Dayhta'; le petit de la hyène s'appelle Faraoul ; s'il est le produit d'une Iiyène et d'un loup, on l'appelle Sîmoiï, le marcassin s'appelle KhonouSf le levraut s'appelle Ha^nag, le petit du renard Hedjerz, le petit de i'autniche Hidl, le petit de la taupe Hasal, les petits de la gerboise et du rat des champs s'appellent Ders,
Pour te défendre de l'attaque du hon, soit que tu sois i. pied ou à cheval, il y a une condition essentielle, c'est de te bien connaître et d'avoir un cheval éprouvé dans les combats contre les lions; prononce alors le nom de Dieu, sinon, ne te hasarde point, car cela t'est défendu. Ces risques ne se pré-
seoteot point dans nos pays et ceU ne peut arriver que dans la terre de Syrie et dans les battues faites pour la chasse. Déjà plus liant, je t'ai recommandé de ne pas le frapper du sabre sur la tète, mais de lui lancer ta flèche eotre les deux yeux eomoie je te l'ai enseigné, en bandant ton arc de manière à ce que la pointe de la flèche en soit dépassée \ agis avec sang Iroid et ce sera le salut.
Observation sar la maniëpe de tirer le lioDf ■nonl^ sur un cheval dressé A cette chasse.
£1 Khatali dit : qu'il est nécessaire que la queue du cheval soit libre et non retroussée, alors avances-toi vers le lion, sans t'en approcher cependant, et, s'il te charge et te rejoint, jette-lui quelque chose, comme ion bonnet ou un autre objet ; cela le distraira de son attaque contre toi. Choisis alors un terrain uni où tu puisses facilement te soustraire à son attaque; et s'il te charge ànouveau, dépasseJe d'environ cent coudées et davantage, et tourne la croupe de ton cheval de son cété, et toi, en lui tournant lu dos, tire-le avec ton arc. S'il te charge encore, dépasse-le en tenant bien ta bride, afln de te sauver en lui tournant le dos et en le laissant derrière toi. Le lion éprouve de la difBcuIté 4 changer de direction et ne pourra te suivre, et s'il renonce à t'attaqner, rapproche-toi de lui h environ soixante-dix coudées, et tire-le aux endroits qui peuvent lui causer de la gène et arrêter ses mouvements. Si tu le vois alors persévérer dans son attaque coatre loi, tire-le une seconde fois de la distance d'oil tu l'avais tiré une première fols, et iai& ainsi, jusqu'au moment où tu verrasielion faiblir. Alors, placetoi à une distance de cinquante coudées, et à chaque attaque, rapproche-toi de lui au fur à mesure de son afTaiblissement jusqu'à ce que tu puisses le tirer de près ; mais ne l'approche point rapidement, et ne le fais que lorsque tu seras convuDca de l'avoir mortellement atteint.
On dit qne le lioan'attaqne jamais- tant qu'il'a ia qw haute, mais que s'il l'abaisse, il charge son «inemi. D'anlr sages disent que l'on doit prendre une pelote de poils q l'on doit bien encbevêtrer, et que l'on doit la jeter dans i griffes; si elle se prend dans ses griffes, alors on s'avai sur lui avec les armes prêtes. Ceci est une parole de Satk que Dieu l'aie en sa miséricorde.
Mohammed Ben Maogali. dit : Il ne faut attaquer le 1 que sur un cheval qui ne fuit pas à sa vue et qui, avant été dressé sur uae statue de lion Taite en terre glùse jai (sans tête, de crainte de contrevenir à la défense religieu mais, à la place de la tête, mets un turban teint en jai J'avais un cheval .qui ae s'enfuyait pas à la vue du lioi l'avais dressé de la manière suivante : Celui qui veut k liariser son cheval avec le lion, doit faire une Qgure s blable à celle du lion, en bois ou en argile, et la placer un terrain uni, il doit ensuite lui mettre un tarban'cn ^ de tête, comme cela est indiqué plus haut, et bien fixer statue au boa sur terre. (Quant à moi, je ne vois pmnl dans l'acte de faire cette statue, il y ait quelque chosi défendu par la k)i religieuse). Si tu as fait cette figur bois, tire de l'arc sur elle en courant â cheval et frap avec le fouet jusqu'à ce que ton cheval s'y aceoat cependant, on ne devrait lui tirer dessus qu'après q dteval se serait habitué à ceUe Qgare ^te en t^re g à laquelle il convient de faire, avec des cbiffoDS-iannes queue semblable d. la queue du lion, et il faut lui don grandeur du plus gros lion que l'on puisse voir. Apre: tu auras l^iliarisé ton cheval avec cette statue, don son orge en le plaçant sur le dos de ce simulacre de etmets dansl'orge quelques grains deraisias secs ou qi morceau de sucre avarié qui vient de l'étraager, d valeur est d'un demi dirhem la livre.
Lorsque ton cheval sera bien babitaé, coudais aloi la can^iagDe cette figure en bois, mais ^te d'un boi tel que le saule, après l'avoir peinte avec de 4a eouleui
ou enduite avec de Targile jaune, et lui avoir mis uae queue, tu placeras de fortes roulettes sous les pattes, tu y attacheras un»' rorde longue pour la faire traîner par un homme qui devra lafairerouler lentement d'abord, eu s'arrétant de temps à autre, afin que le cneval ne s'en effraie point, et cela pendant plusieurs jours jusqu'à ce qu'enfin il la traîne rapidement et s'avance contre le cheval en criant, en imitant le rugissement du lion, et en grossissant la voix autant que possible ; cet liomme doit avoir une voix éclatante. Ensuite, il se fera accompagner par une femme, et tous deux s'efiTorceront de crier jusqu'à ce que le cheval s'habitue au rugissement du lion, et on lui fera entendre le rugissement du lion au moment où il agite et relève la queue. Cette manière de dresser les chevaux pour la chasse du lion, je ne l'ai entendu enseigner par personne, je ne l'ai lue dans aucun livre, elle m'a été inspirée par la faveur lïivine et Dieu iusttuit qui il veut.
Quant à l'attaque du lion à pied, elle ne peut être tentée que par un homme dont le cœur est ferme, d'une fermeté à tonte épreuve. Cet homme devra se munir de deux poignards dont l'on sofsl attaché à son sac, du côté gauche, et l'antre devant son ventre et la poignée penchée à droite, et, à gauebe, si cet bonune est gaucher. Il doit attacher à sa main droite un morceau de feutre cousu avec un fil solide, & tenir de sa main gauche un morceau de bois en forme de p^lI aigu, ^t en bois de chêne, mais dont la pointe dtnt Être eoCerrée ou en fer; ta main droite doit èite a.rmée d'un sabre de la forme de Kaljiouri (sabre à pointe droite et traDcbant des deux côtés) dont il a été déjà question plus haut, afin de pouvoir éventrer le lion, si cela devenait nécessaire. Si le lion venait à l'attaquer, et au moment où Il ouvre la gueule, l'homme doit lui présenter la main gauche et lui faire mordre le pal en le maintenant dans sa goi^e. Alors ce pal s'enfoncera dans la voûte de son palais et dans le bas de sa gueule, et si cette manœuvre lui a élé possible, alors, il le fhippera de son sabre aur 1^ pattos^de devant ou sur l'ui^e d'elles, et il se reculer ,^Y'^ ^(? la
force qn'il pourra déployer. Si Dieu t'accorde la force et la résolution, et si tu lui crèves un (^1 avec too sabre, alors ta seras rbotnme qu'il faudra être. Si tu te revêts d'ue feutre épais, sans manche, comme je le dirai plas loin eo parlant de la chasse au tigre, si le lion t'a effrayé, et qu'il se soit élancé sur toi et t'aie mis sous lui, alors dégaine le poignard et perce-lui le ventre. C'est ainsi qu'à fait l'Ëmir célèbre pour tuer le lion; que Dieu l'aie en sa miséricorde. Mais s'il se trouve deux hommes d'un cœur solide, et s'entr'aidant, tuer un lion est plus aisé qne de tuer un chien.
Voici comment on doit procéder : l'un des deux hommes se place en avant du lion, l'autre ,se met derrière ; celui qui est derrière doit être assez distant du lion pour que celui-ci ne puisse, en se retournant, l'atteindre. L'homme qui est derrière doit être un peu en oblique et si le lion est occupé avec l'homme qui est devant lui, il ne doit le frapper que sur les jarrets. Si l'homme placé derrière l'a frappé d'un coup bien appliqué, le lion se retournera et il ne reviendra plus à celui qui sera alors derrière lui, car le lion ne s'attaque jamais à celui qui est derrière lui, ou bien rarement, tel est son naljirel, l'autre, alors le rejoindra et si le lion ne se retourne point, il lui est possible de le frapper encore sur les jarrets et si ses deux jarrets sont coupés, celui qui est derrière s'avancera et lui percera le Ûanc, et s'il le frappe au flanc gauche, il le verra mourir plus tét, car le cœur est à gauche.
Il est indispensable que ces deux hommes aient le cceur bien ferme, qu'ils soient très-agiles, habitués à se servir de de leurs poignards conmie cela a été dit. S'il arrive, que Dieu les en préserve, que le lion se saisisse de celui qui est devant lui, celui gui est derrière devra alors s'avancer et lui crever un oeil avec le sabre et par là il détournera le lion dn premier et il vaincra en tuant ce méchaut (lion), et il sauvera ainsi une créabire de Dieu.
Il me semble te voir, seigneur, disant poussé par un sen-
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timeatd'bumaiiité, Dieu n'iuspire à personne des goûts pour des actions semblables etpeiit-ëlreque cela vient de t'indifféreoce des hommes pour leurs âmes. Mais, d mon Seigneur, il y a des êtres qui sont ainsi créés, d'un naturel qui les porte aux actes héroïques, dressés depuis leur naissaoce à la lutte, la créature de Dieu ne peut se modifier. Dans le Yemeii on rencontre un peuple connu sous le nom Aoulad Oum Âlssa et dont les hommes, lorsqu'ils aperçoivent une hyène, se font des signes eotr'eus pour s'exciter â l'attaquer et aucun d'entr'eux ne peut s'empâcher d'agir ainsi à la vue de la hyène.
Différents santons, que Dieu soit satisfait d'euxl — afllrment avoir connu un homme de cette tribu, et l'un des meilleurs, qui leur a rapporté la particularité précédente sur la passion des hommes de leur nation â attaquer la hyène.
Quant à ce qui concerne votre humble esclave, je dois vous dire que toutes les fois que je vois un serpent, je suis transporté et comme hors de moi et ne puis m'empécber de courir sus jusqu'à ce que Dieu, dans sa sagesse, ait décidé du sort de ce serpent, et déjà un grand nombre de ces reptiles ont succombé sous mes coups. D'où me vient ce sentiment et n'est-ce point un inslinct qui me pousse A agir ainsi.
De même, si je vois le mol de guerre écrit, je sens quelque chose se remuer dans ma poitrine et je trouve en moi comme une grande force. J'en atteste Dieu, je ne dis point cela pour me flatter ou me glorilier, mais je rapporte mes seusations. En Dieu réside le succès, il n'y a de force et de puissance qu'en lui seul, sur lui je me repose, il est celui qui donne ia victoire.
Je dois ici faire diverses remarques sur les propriétés du hon.
Fiel du Lion. — Si un homme lié par un charme boit le Gel du lion, à la nouvelle lune, il sera délié.
Cervelle. — Qui prend deux grains de cervelle de lion la mélangera k une once de lait de vache et la boira, n'aura jamais de cheveux blancs.
Peau du Lion. — L'épileptique qui n'a pas encore l'âgie
de puberté guérira de sa maladie, en suspeadant à son cou, avec un cheveu, uc morceau de peau du lion. Mais si cet épileptique a dépassé l'âge de puberté, ce moyen ne lui sera d'aucun soulagement.
Graisse du Lion près des rognons. — Quicouque se frottera le corps avec cette graisse, fera fuir tous les lions, et il ne lui arrivera aucun accident ; de même, quiconque se frottera de fiel de lion, n'a point à en redouter l'approche.
En prenant la peau du front du lion et sa graisse et en fondant le tout avec de la pommade parfumée à la rose, et en s'en ffotlant la figure, on sera respecté par les souverains, et redouté de tous les autres hommes.
Si l'on allume deux chandelles, l'une faite de graisse de lion et l'autre de graisse de mouton et qu'on les place allnmées l'une vis-à-vis de l'autre, les deux tueront. Ces particuUrités sont relevées dans le livre des Khaouas.
Si on frotte les tâches de rousseurs avec de la gndsse de lion, les taches de rousseur disparaissent.
Celui qui noircira le bord de ses paupières avec du fiel de lion, acquerra une vue perçante.
On fait bouillir le Gel du lion avec du miel et l'on frotte avec ce mélange les écrouelles, et avec la permission de Dieu ce mal est atténué.
Si on pulvérise le Qel de lion desséché et que l'on en soupoudre une blessure faite par le sabre, la blessure se cicatrisera avec la permission de Bieu, qu'il soit exalté et glorifié. Il en est de même pour les blessures de la lance et autres.
Si l'on prend les suites du lion et qu'on les sale avec du borax blanc, du mastic, et qu'on les laisse sécher de façon, à pouvoir les pulvériser et qu'ensuite on pétrisse cette poussière avec de l'essence de lys, on aura un remède très-efficace contre toutes les maladies d'estomac, contre les coliques des gros intestins, contre les ventuosités, les hémorroïdes, la dyssenterie, les maladies de matrice, ce remède s'emploie à jeun et mélangé avec de l'eau chaude.
La partie droite des suites du lion desséchées empêche ies vers de se mettre dans tes vêtements de drap.
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S'asseoir sur une peau de lion est un eicellent remède pour les hémorroïdes.
Le sang et la cervelle de lion mélangés avec de ta vieille essence de lys, sont un excellent remède contre la surdité. On eu met une goutte dans l'oreille sourde et l'ouïe revient avec la permission de Dieu.
Une des meilleures ruses pour mettre en fuite le lion quand il s'approche d'un bomme, c'est de lui Taire des gestes iodicateurs, et le lion s'enfuira. Cela est assuré par des hommes expérimentés qui disent également que le lion fuit en enteudant le son de la trompette. Ou prétend, aussi, qn'ila horreur des aboiements des jeunes chiens, qu'il s'éloigne lorsque le coq chante, et qu'il fuit i la vue d'une femme nue se couchant devant lui. Cette dernière expérience n'est pas possible à faire à cause du danger qu'elle présente, mais quant au son de la trompette, lorsqu'on est nombreux, cela parait vraisemblable, et j'ai tout lieu de croire le hit vrai ; mais Dieu seul le sait. Je dis également, et Dien seul le sait, que la vue de la flamme , les cris perçants, les grandes dëtonalions, doivent l'efTraycr, et la raison suffit à le démontrer. Le Khaouas dit que l'homme qui désire dompter les lions de façon à se faire redouter et obéir par eux à un point • de pouvoir monter sur leur dos, doit se frotter avec de la graisse de tigre.
CHAPITRE SUR LA CHASSE DE L'ÉLÉPHANT Ruses pour le tuer ou le mettre en fkiil«.
Si tu désires faire fuir l'éléphant, aie avec toi un chat et t'en approchant, pince l'oreille du chat ; l'éléphant s'enfuira dès qu'il enteudra ses miaulements On assure aussi qu'il fuit dès qu'il entend les grognements du marcassin. Il est sensihle aux piqûres des moustiques et des sauterelles. Quant à la manière de le tuer avec un fer émoulu, il faut lâcher de le saisir par la queue el de grimper avec son aide sur son
dos, de U même façon que les Arabes Tont pour monter sur les chameam. Quand on arrive à être sur son dos on peut alors le tuer avec un bâton dont la pointe est armée d'un crochet en fer en lui eu perçant le flanc. S'il étend vers toi sa trompe, ta peux te frapper avec une arme tranchante, et si lu parviens à lui en couper le bout, il mourra, car, il est rare que l'éléphant survive ans suites d'une telle blessure.
Le chasseur doit être armé d'un marteau terminé en pointe aiguë, et il peut alors, en lui assénant un coup sur la tète, lui fendre le crâne. Le chasseur doit se munir également d'un jeune chat auquel il pince l'oreille, les cris du chat effraient l'éléphant. Cette dernière recommandation est fôite d'après le Khaouas. Les grognements du marcasin font également fuir l'éléphant.
Le bon serviteur Mohammed, le jurisconsulte, un des oHiciers connu sons le nom d'Eben Salad, m'a raconté, d'après son père, qui le tenait de personnes dignes de confiance, que dans le pays des Éléphants, il y a des hommes qui les tuent avec des couteaux A lame longue et large ; ces hommes se saisissent de la queue de l'éléphant, qu'ils tirent de toute leur force, et lai donnent des coups de couteau dans les côtes, l'éléphant alors tourne en rond et les entraîne dans son mouvement jusqu'à ce qu'il succombe à la perte de son sang et de ses forces. Je crois que ce que j'ai avancé, à savoir : qu'il faut monter sur l'éléphant pour le tuer, est préférable et plus expédilif ; mais ii faut avon- des objets dont on peut se faire comme une selle pour se tenir solidement sur lui et prendre la position d'un cavalier, s'il plaît à Dieu.
Particularités de l'élêphanl. — La sciure provenant des défenses d'éléphant si elle est mise en sachet et suspendue au coudes vaches malades, leur donne du soulagement et cela par la volonté de Bieu. Si on enfume avec des os d'éléphant, les vignes, les champs et les arbres, cette fumée les garantira des vers. L'urine de l'éléphant, garantit les maisons gui en sont aspergées contre les souris et les rats. L'éléphant
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s'abstient de manger lorsqu'il sent l'odeur du poison et on le voit alors triste et afdigé. Sa liente introduite daos la nuirice, rend la femme stérile, mais si une femme stérile boit pendant trois jours, une tisane faite avec de la sciure d'ivoire, elle deviendra féconde.
Manière de tuer le tMgr».
Pour chasser les tigres, le chasseur doit avoir un vêtement en feutre avec un capuchon recouvrant toute la tête. Il doit également avoir des guêtres pour les pieds garantissant le devant de la jambe, jusqu'au commencement de la cuisse. Ce vêtement aura, à l'endroit des yeux, des ouvertures et les bouts des mancbes seront faites de telle sorte que la pointe des doigts pourra être libre. Il doit, aussi, se munir d'un bâton long de trois pans, et d'une grosseur telle qu'étant dans la main, les doigts puissent se rejoindre, ce h&ton d(Àt être fait du bois le plus dur et le plus fort possible et s'il est en bois d'ébèoe ou en un bois de cette sorte, cela n'en vaudra que mieux. Les deux bouts du bâton seront garnis d'anneaux solides dans lesquels doivent passer une double courroie attachée par lese^lrémités aux deux anneaux.
Le chasseur doit prendre avec lui trois couteaux , un devant, un à droite, et l'autre à gaucbe, et, ainsi armé et vêtu, il ira à la recherclio des tigres dans les lieux et les endroits qu'ils /réquenteot. S'il rencontre le tigre, il marchera sur lui sans s'arrêter, après s'être revêtu du vêtement de feutre, jusqu'à ce qu'il en soit près. Lorsqu'il se sera approché et qu'il comprendra que le tigre va s'élancer, il recevra son choc on lui présentant le dos et en se penchant de telle sorte que le tigre iui monte sur le dos et se mette à mordre le feutre. Alors \\ lui passera le bâton sur le dos et il étendra les bras avec force et lui brisera les reins. S'il manque son coup, et que le tigre puisse relever la lôte.alora il se jettera
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par terre et prendra l'un de ses couteaux avec lequel il le frappera, sans discontiouer, jusqu'à ce qull le tue. Tout le monde peut ainsi tuer le tigre, surtout si ou se familiarise avec cette méthode. On tue aussi le tigre, comme le lion, avec des armes à jet et achevai- l.e chasseur peut aussi le tuer, s'il a avec lui un crâne humain, qu'il lui présentera, car, dès que le tigre verra le crâne, il s'enfuira. Gela est une des particularités du tigre.
Observmtloiui sur les propriétés spécifiques de Im dépouille du tlfre.
Sa cervelle guérit toutes les maladies des yeux, et, en les frottant avec un peu de poudre de la cervelle du tigre mélangée au kohol, on acquiert une vue perçante.
De la manière de tuer et de chasser les tayènes<
Sachez, que Dieu vous dirige, si vous voulez chasser la hyène, que vous pouvez entrer dans sa tanniëre en disant ces mots : La mère d'Omar dort. Approchez-en avec une corde, liez-lui les pattes et tirez-la dehors pour vous en emparer. Quand on veut chasser ainsi la hyène, il faut recommander à ses compagnons de bien boucher toutes les ouvertures pour ne pas laisser pénétrer la lumière, et tant que la byëne est dans sa tannière bien obscure, elle ne peut voir celui qui " arrive jusqu'à elle. N'ayez aucune crainte, quel que soit le nombre des hyènes réunies. Lorsque la hyène voit le jour, elle peut tuer celui qui se présente â elle, et ne croit plus aux paroles magiques : Ui méred'Omar dort. Le chasseur fera bien de se manir de plusieurs cordes, car il peut rencontrer dans une seule tannière cinq, six hyènes et même plus.
On chasse aussi ce fauve en le faisaat tomber dans une fosse que l'on creuse d'une profondeur de 5 à 6 coudées et dans laquelle on plante des pieux longs d'une demie stature chaque, et dont les bouts sont aiguisés. On doit planter d'abord lies pieux ordinaires que l'on remplace ensuite par des
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pienx aigus. On couvre après l'orifice de ta fosse avec deç roseaux, des branches d'arbre sur lesquels oa met une légère couche de paille pour retenir la terre que l'on place ensuite par dessus pour biea la dissimuler. L'appât se met alors devant la fosse et on l'entoure de pierres, sauf du côlé de la fosse de telle manière que la hyèae soit obtig:ée du passer sur elle, pour atteindre l'appât. Si elle tombe dans le piège, son sort sera misérable par les souOhuices que lui feront endurer les pointes des pieux. On pourra l'y laisser, depuis un jour jusqu'à dix, on l'eulëvera ensuite et on est alors débarrassé des dég&ts qu'elle cause et des maux qu'elle peut fiiirç aux hommes.
Mohammed Ben Mangali dit : quand on poursuit la hyène à cheval, il faut se tenir à sa gauche, et si le chasseur n'est pas gaucher, il doit s'efforcer de l'aborder du côté gauche et la tirer avec son arc. Quant au chasseur qui se sert de la lance, il a le choix de la blesser du côlé qui lui est le plus avantageux ; il en est de même pour celui qui est armé d'un sabre.
On dit : si la hyène t'attaque du calé droit, ne l'at^nds point, mais si son attaque vient du côté gauche, ao^piale combat car tu en auras raison.
ProraiM^a Mpéelflques de la fifiponUl»
de la hyène
Sa peau. — Quiconque s'habille de la peau de la hyène n'entendra jamais les chiens aboyer après lui.
Sa cervelle. — Où prend la cervelle, on la met dans un bol, on la pétrit avec de la farine d'orge bien fine, sans eau, et après en avoir fait une pâte bien liée, on en fait des pastilles que l'on laisse bien sécher à l'ombre pendant plusieurs jours. Ces pastilles, mangées par les personnes mordues par un chien enragé, guériront de cette maladie avec la permission de Di^.
Son œil droit. — L'oûl droit, détrempé pendaat sepf joora
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dans le vinaigre, desséché ensuite à l'ombre et mis chaton d'un bague préservera celui qui porte cette bî tout sortilège et du mauvais oeil.
Sa langue. — Celui qui suspendra la langue de la sur son épaule aura une égide contre la morsure des i
Son (iel. — Celui qui se frottera les yeux avec s verra sa vue s'améliorer et la cataracte disparaître. Le la hyène mélangé, à poids égal, avec de l'essence ài guérite, et mis dans une soucoupe de cuivre jauue, pi trois jours, est un excellent préservatif contre les mi des yeux et celui qui se frottera tes yeux, deux fois par avec ce mélange ne souffrira jamais de maux d'yeux cet onguent est vieux, meilleur il est Si l'on s'en fr visage, les taches de rousseur disparaîtront et le teii viendra clair et brillant.
Sa tête. — La tète de la hyène, placée dans un pigeo le fera prospérer.
Sa patte droite. — La patte droite placée sous les d'une femme, dans les douleurs de l'enfantement, rend couches faciles.
Ses dents. — Quand on place ses dents derrière le he verra la mémoire revenir et se fortifier.
Ses griffes de la patte droite. — Suspendues au bras elles vous rendent sympathique aux personnes auxq vous aurez affaire
Sa fiente. — Brûlée et mélangée à l'essence de myrte disparaître les poils des endroits qui en sont frottés.
Son sang. - Le sang de la hyène, mis dans l'œil, fa: paraître les nuages qui voilent la vue et les mouches qu s'imagine voir voltiger devant soi.
Houstathe ei poi's. — Si vous craignez que l'on ne s'ad à votre femme et si vous êtes jaloux, prenez la moustncî la hyène, les bords de ses paupières, les poils qui se troi sous la mâchoire (mais il faut choisir un vieux mâle, gros) brûlez le tout et faites boire les cendres mises l'eau, sans que votre femme le sache ; et vous po' être alors sans inquiétude sur son compte, car personr
s'adressera plus à elle. Cela est possible, mcùâ Dieu guide celui qu'il veut bien diriger. Une particularité entre autres k noter : quand un chien s'élance, par uD clair de lune, sur nne muraille, si une hyène vient à passer sur l'ombre de la muraille, le cbicu tombe. H y a tant de particularités à citer sur la hyÈQG que le détail eu serait trop long.