‹ Siècle de Louis XIVChapitre 230 sur 266 · POLICE. LOIS. DISCIPLINE MILITAIRE. MA- RINE, ETC · texte numérisé non relu

POLICE. LOIS. DISCIPLINE MILITAIRE. MA- RINE, ETC

On doit cette justice aux hommes publics qui ont fait du bien à leur siècle, de regarder le point dont il sont partis, pour mieux voir les changements qu'ils ont faits dans leur patrie, La postérité leur doit une éternelle reconnaissance des exemples qu'ils ont donnés, lors même qu'ils sont surpassés. Cette juste gloire est leur unique récompense. Il est certain que l'amour de cette gloire anima Louis XIV, lorsque, commençant à gouverner par lui-même, il voulut réformer son royaume, embellir sa cour et perfectionner les arts.

Xon seulement il s'imposa la loi de travailler régulièrement avec chacun de ses ministres, mais tout homme connu pouvait obtenir de lui une audience particulière, et tout citoyen avait la liberté de lui présenter des requêtes et des projets ^ Les placets étaient reçus d'abord par un maître des requêtes qui les rendait apostilles ; ils furent dans la suite renvoyés aux bureaux des ministres. Les projets étaient examinés dans le conseil quand ils méritaient de l'être ; et leurs auteurs furent admis plus d'une fois à discuter leurs propositions avec les ministres, en présence du roi. Ainsi on vit entre le trône et la nation une correspondance qui subsista, malgré le pouvoir absolu.

Louis XIY se forma et s'accoutuma lui-même au travail ; et ce travail était d'autant plus pénible qu'il était nouveau pour lui, et que la séduction des plaisirs pouvait aisément le distraire. Il écrivit les premières dépêches à ses ambassadeurs. Les lettres les plus importantes furent souvent depuis minutées de sa main ; et il n'y en eut aucune écrite en son nom qu'il ne se fît lire.

1. n La liberté de présenter dos re- ses Mémoires (année 1711), la liberté quêtes et des projets. » « Je donnai de s'adresser à moi, à toute heure, de à tous mes sujets, dit Louis XIV dans vive voix et par placets. «

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