‹ Siècle de Louis XIVChapitre 252 sur 266 · DES BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

DES BEAUX-ARTS

La philosophie ne fît pas en France d'aussi grands progrès qu'en Angleterre et à Florence^; et si lAcadémie des sciences rendit des services à l'esprit humain, elle ne mit pas la France au-dessus des autres nations. Toutes les grandes inventions et les grandes vérités vinrent d'ailleurs.

Mais dans l'éloquence, dans la poésie, dans la littérature,, dans les livres de morale et d'agrément, les Français furent les législateurs de l'Europe. Il n'y avait plus de goût en Italie. La véritable éloquence était partout ignorée. Les prédicateurs étaient Virgile et Ovide; les avocats, saint Augustin et saint Jérôme. Il ne s'était point encore trouvé de génie qui eût donné à la langue française le tour, le nombre, la propriété du style et la dignité. Quelques vers de Malherbe faisaient sentir seulement qu'elle était capable de grandeur et de force^ mais c'était tout. Les mômes génies qui avaient écrit très

Paris. On y vint grimacer et convul- Voltaire oublie- la Méthode de Des-

sionner d'une manière si ridicule, que cartes, la Recherche de la vérité de

l'autorité ordonna la fermeture du ci- Malebranche, le traité de la Connais-

metière en 1T32. Les prétendus mira- sance de Dieu et de soi-même de Bos-

cles cessèrent aussitôt. suet, la Démonstration de l'existence

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