DE LA ERANCHE-COMTÉ
On croit nécessaire de dire à ceux qui pourront lire ce^ ouvrage, qu'ils doivent se souvenir que ce n'est point ici une simple relation de campagnes, mais jDlutôt une histoire des mœurs des hommes. Assez de livres sont pleins de toutes les minuties des actions de guerre et de ces détails de la fureur et de la misère humaine. Le dessein de cet essai est de peindre les principaux caractères de ces révolutions , et d'écarter la multitude des petits faits, pour laisser voir les seuls considérables, et, s'il se peut, l'esprit qui les a conduits.
La France fut alors au comble de sa gloire. Le nom de ses généraux imprimait la véuératiou ; ses ministres étaient regar-