‹ Siècles de Louis XIV, et de Louis XV (volume 2)Chapitre 36 sur 41 · SURINTENDANTS DES FINANCES · texte numérisé non relu

SURINTENDANTS DES FINANCES

LYUDE LE BouTiLi.iER, d'abord surintendant conjoiutement avec Claude de liuUiou, en ifij?; seul eu 1640. Ce fut lui qui le premier fit imposer lès tailles par les intendants. Retiré en iti'j3. mort eu i652.

Nicolas Bailukui. , marquis de Cbàlcau-Ooatier, président du parlement, surintendant des finances en 1643 jusqu'en 1648; mort en i().Î2: plus versé dans la connaissance du barreau que dans celle des llnanccs. 11 eut sous lui, pour conlrôleur-;:jénéral , Particclii, dit Eau'ri , connu par ses déprédations.

Ci't Enieri était le fils d'un pavsan de .Sienne, placé par le cardinal Mazarin. Il disait que les ministres des fiuanccti n'étaient faits que pour cire maudits.

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Emeri imagina bien des sortes d"inipôts, de nouveaux offices de luiés-inesnreurs et porteurs de rhavboa, de mouleurs, chargeurs, et porteurs de bois, de premiers commis de la taille et des ponts et chaussées, de sou pour livre, d augmentation^ de gages, de contrôleurs des amendes et des épices, etc.

Le même Emeri fut suriutendant en 1648 ; majs, qitelques mois après, on le sacrifia à la haine publique en l'exilant.

Le maréchal, duc de la. Meilleraie , surintendant en 1643, pendant l'exil d'Emeri. Ou avait déjà vu des guerriers dans cette place. 11 avait la probité du duc de Snl'i, mais non pas ses ressources. Il viut daus le temps le plus difficile; et le duc de Sulli n'avait eu la surintendance qu'après la guerre civile. 11 taxa tous les fi.ia;iciers et tous les traitants : la plupart firent banqueroute ; et ou ne trouva plus d'argent. Il abandonna la surintendance eu 1649: mort eu 1664.

Emebi reprit la surintendance immédiatement après la démission du maréchal. \ n Italien, nommé Tonti, imagina alors les emprunts en rentes viagères, rentes distribuées en plusieurs classes, et qui sont pavées au dernier vivant de chaque classe: elles furent appelées tontines , "dn nom de linvcnteur> Il V en eut pour un million vingt-cinq mille livres annuelles; ce qui forma un reveau prodigieux pour le dernier qui survécut : inveution qui charge l'état pour uu siècle, mais moins onéreuse que celle des rentes perpétuelles, qui chargent l'état pour toujours. Mort en iG5o.

Cr.AirnE de Mesme, comte d'Avaux, d'une ancienne maison en Guienne, homme de lettres qui unissait l'esprit et les grâces à la science; plenipotenriair« avec Servien ; chéri de tons les négocia-

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