Journal officiel du 12 décembre
3. F. Sarcey, p. 244. — Un avis inséré au Journal officiel du 18 janvier indique la répartition des ambulances en dix groupes rattachés à autant d*liôpitaux répartiteurs (Sarrepont, p. 128).
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autres, Téglise de leur culte aura à payer leurs obsèques ^ L'ironie de Louis Veuillot a beau jeu au sujet de cet arrêté imbécile*.
D'autres fois des ambulances privées refusent des soldats malades et non atteints de maladies contagieuses ; elles ne veulent recevoir que des blessés. Il faut les menacer d'une fermeture immédiate pour les y forcer®.
Les brancardiers civils, déplorablement composés, rendent de très médiocres services. De même pour la garde nationale : il faut cesser d'employer les bataillons non armés à recueillir les blessés. On s'en tient aux frères des Ecoles chrétiennes, peu nombreux, mais plus dévoués*. Ils l'ont prouvé à Champigny et au Bourget.
La faim, le froid surtout accroissent incessamment la mortalité. Les enfants et les vieillards meurent en très grand nombre ; 19,016 enfants succomberont pendant le siège, au lieu de 6,525 en 1868-1869. Une seule semaine en voit disparaître 2,500. A la fin de décembre, la mortalité générale est près de cinq fois plus grande qu'en 1869. Du 18 septembre au 24 février, Paris perd, par la mort, 63,725 personnes, au lieu de 21,883 en 1869. Que de souffrances et de deuils vaillamment supportés* !