‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 126 sur 326 · CHAPITRE XXni · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXni

ÉVACUATION D'aVBON

évacuation du plateau. -> Lutte 'd'artiUerie contre lei forts de l'est. Effet moral de révacuation.

Pour des raisons évidentes, l'évacuation du plateau ne peut avoir lieu de jour. Il est prescrit que l'arsenal de Vin- -cennes fera parvenir aux abords du fort de Rosny tout le matériel nécessaire. Dans la nuit du 28 au 29 décembre, on le dirigera sur le plateau et Ton travaillera sans discontinuer, de façon à terminer l'opération de grand matin. Les troupes battront alors en retraite et la division d'Hugues viendra •occuper les environs de Charenton.

Les ordres du gouverneur sont ponctuellement exécutés. Lui-même s'est rendu à Vincennes pour activer leur exécution. Comme la veille, le tir des Allemands, plus lent vers le soir, cesse complètement à la nuit close. Le silence n'est troublé que par le roulement sourd des voitures qui gravissent les pentes raidcs du plateau *.

L^enlèvement des pièces et des projectiles de campagne est facile, non celui des canons de gros calibre, qu'il faut déplacer par une nuit obscure, avec l'obligation expresse de ne pas allumer de feux. De même on doit retirer leurs obus, un à un, de poudrières en partie écroulées. Pour ces délieates opérations, le colonel Stoflfel est puissamment secondé par l'amiral Saisset, qui amène du fort de Noisy un renfort de marins*. Mais le roulement incessant des voitures finit par attirer l'attention de l'ennemi. Vers minuit, ses batteries ouvrent contre le plateau un feu lent, heureusement trop incertain pour troubler l'évacuation. A 4^*10 du matin, un

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