Ibidem, p
<4. Ibidem, p. 256.
paraissaient ni Tune ni Pautre en état de percer les lignes prussiennes ^
« Il ne voit qu'une chose possible à Paris : faire son devoir aujourd'hui, demain, toujours; lutter pour lasser Tennemi et lui tuer du monde. Voilà ce qu'il a toujours dit. Ses prévifiions se sont jusqu'ici réalisées ; l'armée de la Loire n'a pu soutenir la lutte ; elle a commis, en outre, la grande faute de concentrer en une seule masse les forces militaires de la France, tandis qu'elle aurait dû se diviser par groupes chargés de harceler l'ennemi *. . . »
Puis il s'aventure dans une sorte d'aperçu du siège. Il dépeint Paris entouré « de trois et quelquefois cinq lignes de retranchements formidables » par les Allemands, ce qui n'est point exact*.
« Aujourd'hui, d'assiégé il faut se faire assiégeant aussitôt qu'on veut sortir des lignes, et il devient impossible d'enlever de vive force ces ouvrages redoutables, qui contraignent ceux qui les attaquent à s'engager dans des goulots de bouteille où l'ennemi les écrase aisément. . . Les surprises étant impossibles, il faudrait se livrer à des travaux d'approche, mais... le temps manque. Sa conviction est donc qu'il n'y a pas de plan ni de valeur individuelle ,qui puissent briser la ligne d'investissement. Il faut résister le plus longtemps possible ; mais il faut renoncer à faire cette trouée impraticable sans armée de secours; cela ne se serait jamais vu. Le soldat, comme tout homme, a besoin d'espérance; or, cette impossibilité de percer les lignes a gagné tous les cœurs et l'on ne pourrait désormais obtenir des troupes un de ces efforts confiants qui seuls font le succès. A ces considérations il faut ajouter l'état de fatigue et de souffrance qui ne permet plus d'opérer en rase campagne. Quant à l'idée de se porter en avant avec 200,000 hommes, c'est là, suivant M. le
1. Ibidem, p. 256. — Avec M. A. Duquel, Paris, Second échec du Bourget, Perte d'Avron, p. 293, nous demanderons pourquoi Ducrot prépara la sortie de la Basse-Seine, puis entreprit celles de Champigny et du Bourget, si teUes étaient ses convictions.