‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 147 sur 326 · J. Favre, tome II, p · texte numérisé non relu

J. Favre, tome II, p

2. Procès-verbaux cilés, u janvier, Ducrot, tome itl, p. 283.

3. M. Trochu formule ainsi la question en la mettant aux voix :

ff M. Jules Favre doit-il écrire à lord Granville pour accepter en principe . l*ihvilalion à la conférence, en dépeignant les circonstances qui TempôchenL de se rendre pour le moment à cette conférence? MM. Arago, Garnier-Pagès et Pelletan. . . se prononcent pour le refus de Tacceptation. . .

« M. Jules Favre dit qn'il va répondre à lord Granville pour accepter l'invitaiion en principe, mais pour en ajourner les suites, vu les circonstances. En même temps, il rédigera une note diplomatique qui expliquera la situation.

t Cette acceptation, avec ajournement motivé par les circonstances, obtient l'unanimité du conseil. » (Procès-verbaux cliéa, ii janvier, Ducrot, tome III, p. 290; Jules Favre, lome II, p. 296; Dépêche de Jules Favre à M. de Chau* dordy, 12 janvier, J, Favre, tome II, p. 298.)

4. Dépêche à lord Granville; Jules Fnvre, tome II, p. 296, la date à tort du- 10 janvier. Il en donna lecture le 1 2 au conseil (Procès-verbaux cités, Ducrot, tome III, p. 290), et elle fut publiée le i2 [Journal du siège, par le Gaulois,

même temps (13 janvier), il réclamait ce laisser-passer à M. de Bismarck*, mais avec Tintentioii de n*eti point profiter*. Toutefois, ses idées ne tardaient pas à se modifier de nouveau , sous l'influence du dehors. « L'opinion se fait en faveur d'un départ pour Londres » , écrivaVt-il le 14 à M. de Chaudordy. Si les sauf-conduits « m'arrivent d'ici à deux ou trois jours, je consulterai le gouvernement, et, s'il m'y autorise, je partirai de suite'. »

Le 16, la note est déjà tout autre : « L'envoi du sauf-conduit me mettrait dans un cruel embarras. Paris ne veut pas que je parte, et je serais horriblement malheureux de le quitter*. » D'ailleurs, M. de Bismarck allait dissiper ces incertitudes. Dans une lettre du 16, remise le 17 à nos avantpostes, il se donnait la joie de persifler sans pitié l'apprenti diplomate qu'était Jules Favre, alléguant la prétendue impossibilité d'entrer dans une négociation oflScielle avec un gouvernement qui n'était même pas reconnu par la France elle-même. Sans doute les autorités militaires auraient pu accorder un sauf-conduit, en ne tenant aucun compte de la qualité du ministre et du but de son voyage. Mais l'ambassadeur du roi de Prusse à Londres eût alors eu toute liberté de protester contre sa présence*^. Sa démarche officielle interdisait de déférer à son désir. M. de Bismarck ajoutait un

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